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Pluies et désolation aggravent le sort des rescapés du séisme afghan

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Alors que les pluies s’abattent sur l’est de l’Afghanistan, les survivants du tremblement de terre affrontent des conditions de vie extrêmes, sans abri digne de ce nom et avec un accès limité à l’aide humanitaire.

Les précipitations récentes ont transformé le drame initial en une épreuve supplémentaire pour des milliers de personnes déjà éprouvées par le séisme qui a frappé la région il y a plusieurs jours. Sous des tentes improvisées ou à ciel ouvert, familles et enfants endurent des nuits froides et humides, sans moyen de se protéger durablement des intempéries.

Dans le district de Nurgal et les villages alentour, nombre d’habitations, construites en terre et adossées aux montagnes, se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Les routes, déjà précaires, sont en partie impraticables, retardant l’acheminement des secours et de l’aide matérielle. Les organisations humanitaires présentes sur place peinent à couvrir les besoins fondamentaux, tant les destructions sont massives et les survivants dispersés.

Les témoignages recueillis sur place décrivent un sentiment d’abandon et une profonde détresse. Beaucoup ont tout perdu, maisons, bétail et proches, et se retrouvent désormais sans ressources, contraints de camper dans des champs ou près des décombres. Les tentes distribuées sont insuffisantes et souvent partagées entre plusieurs familles, une situation qui expose notamment les enfants aux risques sanitaires.

Les autorités locales, soutenues par quelques équipes de secouristes, s’efforcent de déblayer les voies d’accès et d’évaluer les dégâts, mais les moyens manquent pour répondre à l’ampleur de la catastrophe. La reconstruction s’annonce d’autant plus complexe que la région est enclavée et que les infrastructures agricoles, vitales pour les communautés rurales, ont été gravement endommagées.

Face à l’urgence, certains survivants réclament une relocalisation, jugeant leurs terres désormais inhabitables. D’autres espèrent un retour, mais conditionnent toute perspective de reconstruction à une aide extérieure massive et durable. En l’absence de celle-ci, la précarité et la vulnérabilité risquent de s’installer dans la durée.

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