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Économie

Noël sur les barrages, la mobilisation agricole se poursuit

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Alors que les fêtes de fin d’année débutent, plusieurs centaines d’agriculteurs maintiennent leur mouvement de protestation dans le Sud-Ouest, transformant les points de blocage en lieux de célébration collective.

Sur quelques axes autoroutiers de la région, la veillée de Noël a pris une forme inédite ce mercredi. Après une dizaine de jours de mobilisation contre les mesures sanitaires gouvernementales, les manifestants ont choisi de marquer la soirée sur leurs sites de rassemblement. À Carbonne, au sud de Toulouse, une longue tonnelle a été dressée pour accueillir une messe en début de soirée, devant un public composé d’agriculteurs et de riverains venus leur apporter leur soutien. Plus à l’ouest, sur l’A63 près de Bordeaux, un repas partagé s’est organisé sous les barnums, autour d’une crèche illuminée, tandis qu’un marché de producteurs locaux était tenu à proximité.

La circulation restait perturbée en ce jour de réveillon sur plusieurs grands axes du Sud-Ouest et du Massif central, selon les services de l’État. En début de soirée, le ministère de l’Intérieur faisait état d’une quinzaine d’actions mobilisant environ cent quarante personnes. Les organisateurs entendent poursuivre leur mouvement, affirmant que l’enjeu dépasse la simple gestion d’une crise sanitaire pour toucher à la viabilité économique de nombreuses exploitations. La détermination des éleveurs reste entière, certains évoquant la possibilité de maintenir la pression pendant plusieurs semaines encore.

Le conflit porte sur la stratégie adoptée par les autorités pour endiguer la propagation d’une maladie animale. Depuis l’apparition des premiers foyers cet été, le dispositif repose sur l’abattage préventif des troupeaux concernés, associé à une campagne de vaccination et à des restrictions de déplacement. Cette approche est vivement critiquée par une partie de la profession agricole, qui conteste le principe de l’élimination systématique des animaux dès le premier cas identifié. La détection d’un nouveau foyer en Haute-Garonne, ayant conduit à l’abattage de plusieurs dizaines de bêtes, a rappelé mardi l’actualité brûlante de ce dossier. Les syndicats à l’origine de la mobilisation réclament une révision complète du protocole en vigueur.

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