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Népal en quête d’un nouveau gouvernement après des violences meurtrières

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Alors que le bilan humain s’alourdit, les consultations se multiplient pour désigner un successeur au Premier ministre démissionnaire, dans un climat de tension extrême et sous étroite surveillance militaire.

Les pourparlers politiques se poursuivaient activement ce vendredi afin de désigner un nouveau chef de gouvernement, après la démission de KP Sharma Oli contraint de quitter le pouvoir mardi sous la pression de manifestations d’une rare intensité. Le général Ashok Raj Sigdel, chef de l’armée, conduit ces discussions délicates avec diverses figures politiques et représentants de la contestation.

Les événements des derniers jours ont profondément ébranlé le pays. Lundi, des heurts entre forces de l’ordre et jeunes manifestants ont provoqué une escalade de violence sans précédent depuis la fin de la monarchie. Le mouvement de protestation, né du rejet de la censure des réseaux sociaux et des accusations de corruption visant les élites au pouvoir, a gagné en intensité malgré les tentatives d’apaisement des autorités.

Le bilan provisoire fait état de cinquante-et-un morts, parmi lesquels vingt-et-un manifestants et trois policiers, selon les sources officielles. Face à l’ampleur des destructions et des perturbations, l’armée a été déployée dans les rues de Katmandou, où un couvre-feu strict reste en vigueur. Les habitants ont été autorisés à sortir brièvement pour se procurer des provisions essentielles, dans une atmosphère encore très tendue.

Parallèlement aux négociations politiques, les autorités doivent faire face à d’importantes défis logistiques et sécuritaires. Près de treize mille cinq cents détenus se sont évadés lors des troubles, et moins de mille ont été retrouvés à ce jour, certains ayant franchi la frontière indienne.

La jeunesse népalaise, regroupée sous l’étendard de la « Génération Z », exige une refonte profonde du système politique et une lutte résolue contre la corruption. Les discussions entre représentants de ce mouvement révèlent cependant des divergences quant au choix d’une personnalité capable d’incarner une transition exigeante et crédible.

Le président de la République s’est engagé à répondre aux attentes légitimes de la population et à nommer un Premier ministre dans les meilleurs délais. Reste à savoir si les différentes parties parviendront à un consensus permettant de restaurer la stabilité et la confiance dans les institutions.

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