Économie
Mercosur, un accord commercial qui divise l’Europe
Les eurodéputés se prononcent ce mercredi sur un recours juridique visant à suspendre la ratification du traité avec les pays sud-américains. Le scrutin, qui transcende les clivages politiques traditionnels, s’annonce extrêmement serré.
Le Parlement européen se prépare à un vote déterminant sur l’accord commercial conclu avec les pays du Mercosur. Les députés doivent décider s’ils saisissent la Cour de justice de l’Union européenne pour examiner la validité du texte, signé récemment au Paraguay. L’issue du scrutin, prévu en milieu de journée, reste incertaine, les positions se structurant davantage selon des lignes nationales que partisanes.
Une majorité des élus français, toutes tendances politiques confondues, devrait soutenir la saisine de la Cour. Cette position commune fait écho aux inquiétudes exprimées par le monde agricole, dont des représentants ont manifesté leur opposition à Strasbourg. Le traité, négocié pendant un quart de siècle, vise à créer l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, englobant plus de sept cents millions de consommateurs. Il prévoit une facilitation des échanges pour les produits industriels et agroalimentaires entre les deux blocs.
Les partisans d’un recours juridique espèrent ainsi ralentir, voire bloquer, le processus de ratification. Ils redoutent que l’entrée massive de denrées agricoles sud-américaines, comme la viande bovine ou le sucre, ne perturbe les marchés européens, en raison de différences perçues dans les standards de production et les contrôles sanitaires. À l’inverse, les défenseurs de l’accord plaident pour une mise en œuvre rapide, arguant de la nécessité pour l’Europe de consolider ses alliances commerciales face aux tensions internationales, notamment les menaces tarifaires venues des États-Unis.
Au sein même des groupes politiques, les divisions sont palpables. Le Parti populaire européen, principale formation de droite au Parlement, est traversé par des courants contradictoires. Si certains de ses membres, comme l’Allemand Manfred Weber, défendent ardemment le texte en le présentant comme une réponse stratégique, d’autres, à l’instar de plusieurs élus français, militent pour son examen par la justice européenne. Des fractures similaires apparaissent dans d’autres familles politiques, où la liberté de vote a souvent été accordée.
Même en cas de vote favorable à une saisine, les opposants au traité restent mesurés. Une procédure devant la Cour de justice pourrait en effet s’étaler sur plusieurs mois, sans empêcher la Commission européenne d’appliquer provisoirement l’accord entretemps, en vertu des traités. Le rejet de la saisine, en revanche, ouvrirait très probablement la voie à une ratification définitive. L’enjeu de ce premier vote dépasse donc la simple procédure, dessinant les contours d’un débat bien plus vaste sur l’orientation commerciale et agricole de l’Union.
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