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Société

Mélenchon à Lyon, une charge frontale contre la « vieille presse »

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Lors d’un meeting de soutien à une candidate municipale, le leader de La France insoumise a consacré l’essentiel de son discours à vilipender les rédactions traditionnelles et à défendre le collectif La Jeune Garde, au cœur d’une affaire judiciaire.

Invité à apporter son soutien à la candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a transformé la soirée en tribune politique. Devant un auditoire de deux mille personnes, le dirigeant de LFI a largement délaissé les enjeux locaux pour mener, pendant près de trois quarts d’heure, une offensive verbale contre les grands médias. Il a fustigé ce qu’il a nommé la « vieille presse indignée », citant nommément plusieurs titres et chaînes, et invité l’assistance à manifester son mécontentement.

À l’inverse, il a fait l’éloge de certaines publications et de ce qu’il présente comme les « nouveaux médias numériques », exprimant sa « sympathie » pour les influenceurs et créateurs de contenus en ligne. Cette distinction fait suite à la polémique née de l’organisation, la semaine précédente, d’une conférence de presse au siège du parti réservée à ces seuls acteurs. Le député a justifié cette approche en affirmant le droit de ses collègues à recevoir qui ils souhaitent, tout en reprochant aux journalistes des méthodes qu’il a comparées à de l’inquisition.

Le ton est monté d’un cran lorsque l’orateur s’en est pris directement aux professionnels de l’information, les qualifiant de « menteurs » et lançant un « Foutez-moi la paix » à leur intention. Il a enjoint aux téléspectateurs suivant le meeting sur une chaîne d’information en continu de se tourner vers sa propre plateforme en ligne.

L’autre volet marquant de son intervention a porté sur l’affaire Quentin Deranque, du nom du militant identitaire tué à Lyon. Jean-Luc Mélenchon a catégoriquement dédouané son mouvement de toute responsabilité dans ce drame. Il a apporté un soutien appuyé à La Jeune Garde, un collectif antifasciste dont un cofondateur, député LFI, est mis en examen pour complicité d’homicide volontaire dans cette affaire. Le leader insoumis a défendu le caractère non criminel du groupe, affirmant que c’était « nous qui mourrons sous les coups », en évoquant une série d’actes qu’il attribue à l’extrême droite.

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