Société
Marseille face à la métamorphose de son cœur commercial
La fermeture des Galeries Lafayette a propulsé la revitalisation du centre-ville au cœur des débats électoraux, révélant les défis structurels d’un espace urbain en pleine mutation.
Le départ annoncé des Galeries Lafayette de Marseille a cristallisé les inquiétudes sur l’avenir du centre-ville. Cette fermeture, programmée fin novembre pour les deux établissements marseillais, intervient après des années de difficultés économiques et entraîne la suppression de 145 postes. L’enseigne quitte ainsi la cité phocéenne après près d’un demi-siècle de présence, suivant d’autres départs significatifs observés précédemment.
Les autorités municipales tentent de tempérer les craintes en soulignant que le taux de vacance commerciale s’établit à 20% dans le centre-ville élargi, et descend à 11,7% autour du Vieux-Port. Cependant, elles reconnaissent une fragilisation liée à plusieurs facteurs concomitants. L’émergence de nouveaux centres commerciaux à la Joliette, conjuguée au développement du commerce en ligne et aux politiques de piétonnisation, a modifié les habitudes de consommation et réduit la fréquentation des artères historiques.
Ce phénomène dépasse le cadre marseillais, comme le note un responsable consulaire qui observe une similarité des difficultés dans de nombreuses agglomérations françaises. La nécessaire diversification de l’offre commerciale et l’adaptation aux nouvelles contraintes d’accessibilité apparaissent comme des impératifs. La question du pouvoir d’achat local reste centrale, particulièrement dans un centre-ville où le taux de pauvreté atteint 38%, nettement supérieur à la moyenne municipale.
La campagne électorale a transformé cet enjeu économique en sujet politique. La majorité sortante met en avant ses actions de préemption de baux commerciaux pour réguler les activités et soutenir le commerce de proximité. L’opposition de droite et du centre pointe quant à elle les questions de sécurité et de propreté comme conditions préalables à toute revitalisation. Le Rassemblement National insiste également sur ces thématiques, jugeant indispensable de recréer un environnement attractif pour les familles et les commerçants.
Le maire sortant évoque pour sa part des discussions avec l’exécutif national concernant l’implantation d’un équipement culturel d’envergure. Face à ces propositions, des voix critiques dénoncent des projets insuffisamment concertés avec les habitants, soulignant le décalage entre les approches institutionnelles et les attentes réelles de la population. L’avenir du Centre Bourse, galerie marchande emblématique ouverte en 1977, symbolise désormais ces défis urbains et politiques qui traversent la cité phocéenne.
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