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Société

Marseille confrontée à une escalade inquiétante des violences criminelles

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Le maire de la cité phocéenne dénonce des pratiques d’intimidation après la mort du frère d’un militant écologiste, évoquant une menace directe contre l’État de droit.

Benoît Payan, premier magistrat de Marseille, a pris la parole suite au décès de Mehdi Kessaci, frère du fondateur de l’association Conscience. Ce dernier a perdu la vie jeudi dans des circonstances violentes, abattu à proximité du Dôme. L’enquête judiciaire déterminera si cet acte relève d’une stratégie d’intimidation contre les défenseurs de la lutte anti-banditisme.

Le maire a souligné que la confirmation d’un assassinat à des fins d’intimidation représenterait un tournant grave, comparable selon lui à des épisodes historiques de violence ciblée. Il a insisté sur la nécessité d’éradiquer ce qu’il qualifie de structure mafieuse, dénonçant des méthodes destinées à réduire au silence les acteurs engagés contre le trafic de stupéfiants.

Dans l’entourage de la victime, l’émotion reste vive. Des proches décrivent Mehdi Kessaci comme un jeune homme intègre, sans implication dans les milieux criminels, qui aspirait à intégrer la police. Une habitante du quartier a confié son accablement, évoquant la disparition injuste d’un résident apprécié.

Cette affaire survient dans un contexte marqué par la mobilisation croissante des associations et des élus locaux contre l’emprise des réseaux criminels dans certains secteurs de la ville. Les autorités restent attentives aux développements de l’enquête, qui pourrait selon elles révéler une nouvelle dimension dans les modes d’action des organisations illicites.

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