Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Mamadi Doumbouya accède à la présidence guinéenne par les urnes

Article

le

_**Le chef de la junte a remporté une victoire écrasante lors d’un scrutin marqué par l’absence des principales figures de l’opposition et un climat de fortes restrictions politiques.**_

Le général Mamadi Doumbouya a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée. Selon les résultats provisoires annoncés par les autorités électorales, l’officier putschiste a recueilli une large majorité des suffrages. Ce scrutin, présenté comme l’aboutissement d’une transition vers un ordre constitutionnel, s’est déroulé en l’absence des principaux leaders politiques du pays, pour beaucoup contraints à l’exil ou empêchés de se présenter.

Le taux de participation officiel, bien qu’en retrait par rapport aux premières estimations, demeure élevé. Plusieurs candidats en lice ont d’ores et déjà reconnu leur défaite et salué la victoire du chef de l’État sortant. La proclamation des résultats définitifs relève désormais de la compétence de la Cour suprême. Dans la capitale Conakry, l’annonce des résultats n’a pas provoqué de mouvement particulier dans la population.

L’opposition historique avait appelé au boycott d’un processus qu’elle qualifiait de mascarade destinée à entériner la mainmise du pouvoir militaire. Les observateurs internationaux présents sur place ont pour leur part noté le déroulement pacifique du vote. Une mission de l’Union africaine a évoqué un scrutin crédible, tout en pointant la persistance de graves préoccupations, notamment concernant les disparitions forcées.

Le pays vit sous un régime de fortes contraintes depuis la prise du pouvoir par l’armée en septembre 2021. Les manifestations publiques sont interdites, des partis politiques ont été suspendus et de nombreux acteurs de la société civile ou de l’opposition ont été arrêtés ou se sont exilés. Le cadre juridique du scrutin avait été fixé par l’adoption d’une nouvelle Constitution, lors d’un référendum également boycotté par l’opposition. Cette loi fondamentale a notamment permis aux membres de la junte de se porter candidats et a allongé la durée du mandat présidentiel.

Contrairement à d’autres pays de la région également dirigés par des militaires, les autorités guinéennes maintiennent des relations apaisées avec les partenaires internationaux, dont l’ancienne puissance coloniale, la France. Le pouvoir met en avant le démarrage prochain de l’exploitation du gigantesque gisement de fer de Simandou, présenté comme un levier de développement pour un pays riche en ressources minières mais où une large part de la population vit dans une grande précarité économique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus