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L’opération américaine au Venezuela ébranle le renseignement cubain

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_**La mort de trente-deux membres des forces cubaines lors de la capture de Nicolas Maduro révèle une défaillance inédite des services de sécurité de La Havane, réputés pour leur efficacité.**_

L’annonce par les autorités cubaines du décès de trente-et-un de leurs ressortissants lors de l’intervention américaine à Caracas a mis en lumière un revers significatif pour leurs services de renseignement. Ces derniers, dont l’influence au Venezuela est régulièrement dénoncée par Washington, n’ont pas anticipé le raid qui a conduit à l’arrestation du président vénézuélien. Les victimes, pour la plupart issues des structures du ministère de l’Intérieur et des forces armées, étaient vraisemblablement impliquées dans des missions de protection ou de conseil.

Plusieurs analystes soulignent que l’élément décisif de l’opération a résidé dans la surprise totale. Les dispositifs de sécurité, convaincus de l’inviolabilité du territoire vénézuélien, n’ont pu offrir aucune résistance organisée. L’absence de tout avertissement, même minime, a privé les gardes de toute possibilité de réaction. Cette méprise stratégique s’expliquerait par une sous-estimation des méthodes de l’administration américaine actuelle, laquelle a privilégié une action directe et secrète, en marge des canaux diplomatiques habituels.

L’efficacité du renseignement américain, fondée sur une surveillance technologique poussée et probablement sur des complicités internes au Venezuela, a contrasté avec l’immobilisme des réseaux cubains. Ces derniers, forgés durant des décennies et réputés pour leurs infiltrations à haut niveau, se sont heurtés à un mode de décision imprévisible. L’opération, présentée par Washington comme une action de police relevant de l’exécutif, a contourné les procédures législatives et les normes internationales, créant une situation inédite.

Ce constat d’échec interroge la pérennité des méthodes traditionnelles des services cubains, longtemps considérés comme un rempart infaillible. Leur incapacité à percevoir l’évolution des rapports de force et l’émergence de nouvelles formes d’intervention marque un tournant. L’épisode vénézuélien suggère que leur suprématie régionale, bien établie, pourrait être remise en cause non par une supériorité technologique, mais par l’adoption de logiques opérationnelles radicalement différentes.

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