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L’ombre de l’intervention américaine plane sur les écoles vénézuéliennes

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_**La rentrée scolaire au Venezuela s’est déroulée dans un climat de profonde inquiétude, marquée par les récents événements qui ont bouleversé le pays. Les établissements sont devenus des espaces où s’expriment les appréhensions d’une jeunesse confrontée à une situation inédite.**_

Devant les portes du lycée Andres Bello à Caracas, les conversations des adolescents tournent autour des mêmes interrogations. Les préoccupations scolaires côtoient désormais des questions plus larges sur l’avenir immédiat de la nation. Une élève de treize ans confie privilégier le présent et le lien avec ses camarades, face à des incertitudes qui dépassent le cadre de la salle de classe. L’angoisse de ne pouvoir poursuivre ses études est palpable chez certains, reflétant un sentiment d’instabilité partagé par de nombreuses familles.

Les directives du ministère de l’Éducation ont explicitement orienté le rôle des enseignants pour cette reprise. Il ne s’agit plus uniquement d’enseigner des matières traditionnelles, mais d’accorder une attention particulière à l’état psychologique des élèves. Les professeurs ont pour mission d’évaluer le ressenti des jeunes et de les aider à verbaliser leurs émotions, dans un contexte décrit comme difficile pour l’ensemble de la population. L’objectif affiché est de maintenir une forme de normalité tout en reconnaissant la gravité des circonstances.

L’assiduité en ce premier jour a été significativement affectée, avec une présence estimée à seulement un tiers des effectifs habituels dans certains établissements. Cette faible fréquentation est perçue comme le signe tangible des tensions qui persistent dans la société, malgré la reprise apparente des activités quotidiennes. Les enseignants, conscients du choc subi, évoquent le caractère potentiellement traumatisant de ces événements pour des adolescents. Des exercices d’expression ont été proposés pour permettre aux élèves de partager leurs souvenirs du jour de l’intervention militaire.

Les autorités scolaires appellent à la cohésion et à la vigilance au sein des communautés éducatives. Cet appel à l’unité vise à préserver un environnement sécurisant pour les élèves. Parmi les jeunes, les réactions demeurent variées, allant de l’anxiété profonde à une frustration plus prosaïque liée à la perturbation des projets de vacances. Cette diversité de perceptions illustre la complexité avec laquelle cette génération aborde une crise politique majeure, où les préoccupations personnelles et collectives se mêlent inextricablement.

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