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L’ombre de Jeffrey Epstein plane toujours sur Washington

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Malgré l’adoption d’une loi imposant la divulgation des archives, les zones d’ombre persistent quant à l’étendue réelle des informations qui seront finalement rendues publiques.

Le président américain s’apprête à promulguer ce mercredi une législation contraignant le département de la Justice à rendre accessibles sous trente jours l’ensemble des documents non classifiés relatifs au dossier Epstein. Ce revirement intervient après des mois d’opposition affichée de la Maison Blanche à ce texte législatif. Le financier new-yorkais, retrouvé mort dans sa cellule en 2019 alors qu’il attendait son procès pour crimes sexuels, entretenait des relations étendues dans les cercles du pouvoir, du monde des affaires et du divertissement.

Le texte adopté à une écrasante majorité par le Congrès couvre également les documents concernant sa complice Ghislaine Maxwell, actuellement incarcérée, ainsi que toutes les personnes impliquées dans les procédures judiciaires connexes. Les circonstances du décès de Jeffrey Epstein avaient alimenté de nombreuses spéculations, certains y voyant une élimination destinée à étouffer des révélations compromettantes.

L’actuel locataire de la Maison Blanche, qui affirmait durant sa campagne électorale vouloir faire toute la lumière sur cette affaire, a depuis changé de discours. Il qualifie désormais cette enquête de manipulation politique orchestrée par l’opposition, tout en assurant n’avoir lui-même eu aucun lien avec le financier après l’avoir exclu de son club floridien il y a plusieurs années.

La législation prévoit cependant des exceptions permettant au ministère de la Justice de retenir certains documents, notamment pour protéger la vie privée des victimes ou en raison d’enquêtes fédérales en cours. Cette disposition suscite des craintes parmi certains élus quant à une possible limitation de la portée des révélations. Un parlementaire républicain, à l’origine de la proposition de loi, a souligné que toute rétention de documents devait rester strictement encadrée et temporaire.

L’attention se porte désormais sur la mise en œuvre effective de cette loi, alors que l’exécutif a récemment ordonné l’ouverture d’une enquête sur les relations entre Jeffrey Epstein et certaines personnalités de l’opposition. Le véritable test, selon plusieurs observateurs, consistera à vérifier si l’ensemble des archives promises seront bel et bien rendues publiques dans le délai imparti.

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