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L’OCDE constate une démocratisation massive de l’enseignement supérieur depuis vingt ans

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Le rapport annuel révèle une progression historique du nombre de diplômés, tout en pointant des défis persistants sur la qualité des compétences et l’égalité des chances.

La part des jeunes adultes diplômés de l’enseignement supérieur dans les pays membres de l’OCDE a connu une augmentation spectaculaire depuis le début du siècle. Près d’un jeune sur deux est aujourd’hui titulaire d’un diplôme universitaire, contre seulement un sur quatre en l’an 2000. Cette évolution marque une transformation profonde des systèmes éducatifs des économies avancées.

Plusieurs nations se distinguent par des progrès particulièrement significatifs. L’Irlande et la Norvège enregistrent les hausses les plus notables, suivies par une dizaine d’autres pays ayant substantiellement accru leur taux de diplômés. Cette tendance générale masque toutefois certaines difficultés structurelles. Un nombre important d’étudiants, particulièrement masculins, abandonnent leurs études avant leur terme, souvent en raison d’un décalage entre leurs attentes et la réalité des formations.

La qualité des apprentissages constitue un autre sujet de préoccupation. Les compétences fondamentales en littératie et en numératie stagnent ou régressent dans la majorité des États membres, y compris parmi les publics ayant suivi un cursus supérieur. Parallèlement, les employeurs signalent des difficultés croissantes à recruter des profils correspondant à leurs besoins, près de la moitié d’entre eux faisant état de pénuries de compétences.

Malgré ces réserves, l’organisation confirme la rentabilité économique des diplômes universitaires. Les titulaires d’une licence perçoivent en moyenne des rémunérations supérieures de 39% à celles des détenteurs d’un simple baccalauréat, un écart qui s’accentue avec les niveaux de formation plus élevés. Cette valorisation explique en partie la mobilité internationale croissante des étudiants, malgré des coûts de formation parfois prohibitifs.

Les inégalités d’accès persistent néanmoins. Les origines sociales continuent de peser lourdement sur les trajectoires académiques, les enfants de diplômés ayant une probabilité bien plus élevée de poursuivre et réussir des études supérieures. Certains pays comme le Danemark et la Corée parviennent mieux à atténuer ces disparités, tandis que d’autres affichent des écarts particulièrement marqués. Les mécanismes de financement, incluant les systèmes de prêts conditionnés aux revenus futurs, apparaissent comme des leviers potentiels pour favoriser une plus grande équité.

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