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L’Iran établit un record d’exécutions capitales en trente-cinq ans

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Les autorités iraniennes auraient procédé à plus de 1 500 mises à mort en 2025, selon une organisation de défense des droits humains. Ce bilan annuel serait le plus lourd enregistré depuis la fin des années 1980.

Le recours à la peine capitale en République islamique d’Iran a atteint un niveau inédit depuis plus de trois décennies. Selon les estimations d’une organisation non gouvernementale spécialisée, le nombre d’exécutions pour la seule année 2025 dépasse le seuil des 1 500 personnes. Ce chiffre représente une augmentation considérable par rapport aux années précédentes, confirmant une tendance à la hausse constante.

Cette accélération des condamnations à mort serait directement liée au contexte politique et social du pays. Les observateurs relèvent une intensification notable de cette pratique judiciaire à la suite du vaste mouvement de protestation survenu à l’automne 2022. Le pouvoir utiliserait désormais la sanction ultime comme un moyen de répression et de dissuasion à l’encontre de toute contestation.

La courbe des exécutions, en nette progression, illustre cette politique. Alors qu’elles se comptaient par centaines il y a quelques années, elles ont franchi un nouveau palier, établissant un record sur une période de trente-cinq ans. Cette stratégie, selon les analyses, n’aurait pourtant pas atteint son objectif premier d’apaisement social, comme en témoignent les récentes mobilisations populaires.

Le pays fait en effet face, depuis plusieurs jours, à de nouvelles manifestations. Les Iraniens expriment leur mécontentement face à une inflation persistante et à une situation économique dégradée. Ces rassemblements, bien que d’une ampleur différente des soulèvements passés, montrent une persistance des tensions sociales. Un premier décès parmi les forces de l’ordre a d’ailleurs été officiellement annoncé en marge de ces événements.

Cette actualité intervient dans un climat où la peine de mort reste un instrument central du système judiciaire iranien. Les autorités justifient son application par la législation nationale et les principes de la charia. La communauté internationale et les défenseurs des droits de l’homme dénoncent régulièrement cette pratique, appelant à un moratoire sur les exécutions.

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