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L’Iran en proie à une répression meurtrière, Paris condamne

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Alors que les manifestations se poursuivent, un bilan de l’ONG Iran Human Rights fait état de plusieurs dizaines de victimes, dont des mineurs. L’Élysée, aux côtés de Londres et Berlin, a exprimé son inquiétude et appelé au respect des libertés fondamentales.

La contestation qui agite l’Iran depuis la fin du mois de décembre ne faiblit pas. Ce vendredi, des rassemblements ont encore été observés dans de nombreuses villes du pays. Les forces de sécurité ont de nouveau fait usage de leurs armes à feu contre les participants, selon plusieurs témoignages. L’organisation Iran Human Rights, établie en Norvège, a communiqué un bilan provisoire faisant état d’au moins cinquante-et-une personnes tuées depuis le début du mouvement, parmi lesquelles neuf enfants.

Dans le même temps, les autorités ont procédé à une restriction sévère de l’accès à internet, une mesure visant manifestement à entraver la coordination des manifestants et à empêcher la circulation d’images des événements. Cette coupure, confirmée par l’observatoire NetBlocks, complique considérablement le travail de documentation des violences.

Face à cette situation, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont publié une déclaration commune. Ils se disent profondément préoccupés par les informations faisant état d’actes violents perpétrés par les forces de l’ordre iraniennes. Les trois capitales condamnent sans ambiguïté les homicides de manifestants et enjoignent aux autorités de Téhéran de faire preuve de retenue. Elles rappellent la responsabilité de l’État iranien de protéger sa population et de garantir les droits à la libre expression et aux rassemblements pacifiques.

Plus tôt dans la journée, le guide suprême Ali Khamenei s’était exprimé publiquement, qualifiant les contestataires de « vandales » et appelant à la fermeté. À Téhéran, des slogans hostiles au régime ont été scandés, tandis que la justice a menacé de peines capitales les auteurs de dégradations de biens publics. Pour les analystes, le pouvoir se trouve dans une impasse. Toute ouverture politique risquerait d’être perçue comme un signe de faiblesse, tandis qu’une répression accrue pourrait exacerber la colère populaire et fragiliser la cohésion des appareils de sécurité, alimentant un cycle de violence difficile à rompre.

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