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L’Iran en ébullition, le régime face à une contestation d’ampleur

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Alors que les manifestations se poursuivent dans plusieurs grandes villes, les autorités maintiennent un black-out internet quasi total sur le territoire, isolant davantage un pays en proie à une crise politique majeure.

La mobilisation populaire en Iran ne montre aucun signe d’essoufflement. Pour la troisième nuit consécutive, des rassemblements ont été signalés dans la capitale Téhéran ainsi que dans d’autres centres urbains importants. Cette vague de protestation, qui a débuté fin décembre, constitue l’un des mouvements de contestation les plus significatifs des dernières années.

Face à cette pression, les autorités ont opté pour une coupure généralisée des réseaux de communication. Le pays subit une interruption d’internet depuis plus de trente-six heures, une mesure drastique qui complique considérablement la vérification des informations en provenance du terrain. Cette stratégie d’isolement numérique suscite de vives inquiétudes parmi les observateurs internationaux et les organisations de défense des droits humains, qui craignent une aggravation de la situation sécuritaire loin des regards extérieurs.

Les déclarations des plus hautes instances du pays reflètent une posture de fermeté. Le guide suprême a réaffirmé la détermination des institutions à ne pas céder. Parallèlement, le corps des Gardiens de la révolution a qualifié la situation d’« inacceptable », promettant une réponse ferme pour défendre l’ordre établi. Le pouvoir judiciaire a, quant à lui, averti que les sanctions contre les perturbateurs seraient appliquées avec la plus grande sévérité.

Sur la scène internationale, les réactions se multiplient. Plusieurs capitales occidentales et organisations internationales ont exprimé leur préoccupation et condamné l’usage de la force contre des manifestants. Les autorités iraniennes, de leur côté, accusent des puissances étrangères, principalement les États-Unis et Israël, de fomenter des troubles et d’interférer dans les affaires intérieures du pays. Washington a rejeté ces allégations, les qualifiant de diversion.

Cette crise intervient dans un contexte régional et économique particulièrement tendu pour la République islamique. Les répercussions des conflits récents, combinées au rétablissement de sanctions internationales, pèsent lourdement sur le pays. Les appels à la rue, qui réclament des changements politiques profonds, trouvent un écho dans un climat de frustrations accumulées. Les images qui parviennent à filtrer, malgré le black-out, montrent des foules scandant des slogans hostiles au gouvernement et réclamant davantage de libertés.

La détermination des manifestants semble intacte. Une jeune femme interrogée cette semaine résumait cet état d’esprit en affirmant que la lutte se poursuivrait jusqu’à l’obtention de la liberté. Alors que le pays reste coupé du monde numérique, l’issue de cette confrontation entre la rue et le pouvoir reste incertaine, marquant une nouvelle phase critique pour l’avenir de l’Iran.

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