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L’intervention américaine au Venezuela suscite une levée de boucliers à gauche française

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Les principales figures de l’opposition de gauche en France ont vivement réagi à l’annonce de la capture du président vénézuélien par les forces américaines, dénonçant une atteinte à la souveraineté des États et un précédent dangereux pour l’ordre international.

Les réactions sont venues rapidement après la confirmation par Washington d’une opération militaire ayant conduit à l’appréhension du chef de l’État vénézuélien et de son épouse. Les responsables politiques de La France Insoumise et du Parti socialiste ont exprimé leur réprobation, qualifiant l’action d’enlèvement et appelant Paris à prendre position.

Le député Jean-Luc Mélenchon a fustigé sur les réseaux sociaux ce qu’il présente comme une manœuvre des États-Unis pour s’emparer des ressources pétrolières du pays. Il a dénoncé une violation de la souveraineté nationale et une opération militaire qu’il juge archaïque. Selon lui, l’accusation de narcotrafic portée contre le dirigeant de Caracas ne serait qu’un prétexte, participant à une dérive généralisée où la force primerait désormais le droit. Il a établi un parallèle avec d’autres conflits en cours, estimant que la paix mondiale se trouvait mise en péril par de telles pratiques.

De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a appelé à une condamnation unanime de cet acte, indépendamment des opinions que l’on peut porter sur le gouvernement vénézuélien. Il a souligné que le recours à la force ne saurait se substituer au cadre juridique international, avertissant que cette initiative risquait d’affaiblir davantage les institutions multilatérales et d’encourager les régimes autoritaires.

Le coordinateur de La France Insoumise, Manuel Bompard, a pour sa part dénoncé un retour des méthodes de coup d’État et de la guerre. Il a interpellé le gouvernement français, lui demandant de rompre son silence et de défendre avec clarté les principes de souveraineté et de démocratie. Le mouvement a officiellement demandé à l’exécutif de condamner les opérations militaires, d’exiger un cessez-le-feu immédiat et de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies.

La présidente des écologistes, Marine Tondelier, a également condamné les frappes aériennes menées sur le territoire vénézuélien, les qualifiant d’agression illégale contre un État souverain. Elle a exhorté la France à faire preuve de la plus grande fermeté face à cette nouvelle transgression du droit international.

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