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L’impasse fossile plonge la COP30 dans l’incertitude

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Les négociations climatiques brésiliennes s’enlisent dans des discussions nocturnes, tandis que la question cruciale de l’abandon des énergies fossiles demeure irrésolue.

Les discussions de la COP30 se sont prolongées tard dans la nuit à Belém, laissant planer le spectre d’un échec diplomatique majeur. Après deux semaines de débats tumultueux en terre amazonienne, les représentants des nations peinent à trouver un terrain d’entente sur les engagements climatiques, particulièrement concernant la transition énergétique mondiale.

Le texte de compromis présenté par la présidence brésilienne a suscité de vives tensions, notamment en raison de l’absence de toute référence aux combustibles fossiles. Cette omission contraste avec les attentes de près de quatre-vingts pays, soutenus par le président Lula lui-même, qui réclamaient l’établissement d’un calendrier concret pour sortir du pétrole, du charbon et du gaz.

La position de l’Union européenne, menaçant de quitter les négociations sans accord, illustre la profonde division qui persiste entre les blocs régionaux. Les Européens se disent isolés dans leur opposition au projet actuel, tandis que des puissances émergentes et productrices d’hydrocarbures freinent les avancées sur ce dossier sensible.

Les désaccords portent également sur le financement climatique destiné aux nations les plus vulnérables. Le projet actuel propose de tripler les fonds d’adaptation, mais les pays développés manifestent une réticence certaine à augmenter leur contribution financière. Cette question épineuse vient s’ajouter aux tensions commerciales liées aux mécanismes d’ajustement carbone aux frontières.

Face à cette impasse, la présidence brésilienne a adopté une nouvelle stratégie en convoquant des consultations restreintes avec un groupe représentatif de pays. Ces discussions confidentielles, qui se poursuivaient dans la soirée, visaient à débloquer les trois points de friction majeurs identifiés par les observateurs.

Le président de la COP30, André Correa do Lago, doit naviguer entre des positions diamétralement opposées tout en préservant l’esprit de consensus qui régit ces rencontres onusiennes. La pression est d’autant plus forte que cette première conférence climatique en Amazonie symbolise l’urgence d’une action concertée pour préserver les écosystèmes vitaux.

L’initiative du président Lula, qui avait placé la sortie des énergies fossiles au cœur des débats en début de sommet, se heurte désormais à la complexité des réalités géopolitiques. Certains pays, comme la Colombie, maintiennent fermement leur exigence d’un cadre structuré pour abandonner progressivement les sources d’énergie conventionnelles, considérant cet engagement comme une condition indispensable à la réussite de cette conférence internationale.

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