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Life for Paris, une association victimaire tourne la page après dix ans d’existence

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_**Dix ans après les attaques du 13 novembre, l’organisation fondée pour soutenir les survivants et les familles met un terme à son action, estimant avoir accompli sa mission.**_

L’association Life for Paris, créée au lendemain des attentats de 2015, annonce sa dissolution ce vendredi. Cette structure avait été constituée pour accompagner les rescapés et les proches des victimes dans leur reconstruction, en prônant la nécessité de poursuivre le cours de la vie. Son président Arthur Dénouveaux souligne que l’organisation a rempli les objectifs qu’elle s’était fixés à sa création, notamment en matière de soutien mutuel, de représentation judiciaire et d’édification d’un jardin mémoriel.

La décision de mettre un terme aux activités associatives répond à une volonté collective de ne plus se définir par le statut de victime. M. Dénouveaux explique que maintenir une structure centrée sur cet aspect irait à l’encontre du processus d’émancipation engagé par ses membres. Il insiste sur la préservation des liens d’amitié forgés durant cette décennie, tout en actant que l’association n’est plus indispensable à leur équilibre.

Concernant la lutte antiterroriste, le président reconnaît les avancées significatives réalisées depuis 2015, citant la réorganisation des services de renseignement et l’amélioration de la collaboration judiciaire. Il observe cependant que la persistance du phénomène terroriste appelle des réflexions plus profondes. La capacité de recrutement des mouvances djihadistes parmi les jeunes Français demeure selon lui préoccupante, nécessitant une analyse des ressorts sociétaux de cette radicalisation.

M. Dénouveaux plaide pour un travail politique sur le long terme, au-delà des seules mesures sécuritaires. Il estime que la réponse doit s’attaquer aux causes profondes du terrorisme, en veillant à ce que le projet politique français soit mieux compris par l’ensemble de la population. Cette approche requerrait selon lui une vision dépassant le cadre des mandats électoraux, afin de s’attaquer durablement aux racines de l’embrigadement.

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