Société
L’IA à l’école, le dilemme des parents entre fascination et méfiance
Entre crainte du retard technologique et appréhension des risques, les familles cherchent un équilibre face à une révolution aux contours encore flous.
Les parents d’aujourd’hui se retrouvent confrontés à un paradoxe inédit. D’un côté, ils redoutent que leurs enfants ne maîtrisent pas suffisamment les outils d’intelligence artificielle, essentiels pour leur avenir professionnel. De l’autre, ils s’interrogent sur les conséquences d’une exposition précoce à ces technologies dont les impacts psychologiques et éducatifs restent mal évalués.
Certains, comme ce cadre israélien père de deux enfants, expriment une inquiétude palpable face aux deepfakes ou à la difficulté croissante à distinguer le réel du virtuel. D’autres adoptent une posture de retrait, déjà submergés par les défis posés par les réseaux sociaux et les écrans. Les spécialistes observent que la question de l’IA vient s’ajouter à une liste de préoccupations parentales déjà bien chargée.
Pourtant, contrairement aux plateformes numériques classiques, l’intelligence artificielle s’impose comme une compétence incontournable. Plusieurs éducateurs soulignent qu’il devient illusoire d’en protéger complètement les adolescents. Certaines familles tentent néanmoins d’encadrer strictement son usage, privilégiant les recherches traditionnelles avant de recourir aux assistants algorithmiques.
La communauté scientifique manque encore de données pour évaluer précisément les effets cognitifs de ces outils. Une récente étude du MIT a relancé les débats en suggérant que l’IA générative pourrait réduire l’effort intellectuel. Cette perspective alarme certains parents, soucieux de préserver la capacité de raisonnement autonome de leurs enfants.
Les inégalités sociales constituent un autre sujet de préoccupation. Si certains voient dans l’IA un formidable outil de démocratisation du savoir, d’autres craignent qu’elle ne creuse les écarts entre les familles disposant des ressources nécessaires pour en maîtriser les rouages et les autres. Cette technologie, présentée comme un égalisateur, pourrait en réalité reproduire les disparités existantes.
Face à ces incertitudes, les experts recommandent une approche mesurée. Plutôt que d’interdire ou de surinvestir dans ces outils, ils préconisent un accompagnement progressif, associant découverte technologique et éducation critique. L’enjeu consiste à préparer les jeunes générations sans sacrifier les fondamentaux de l’apprentissage. Un équilibre délicat, qui reflète les tensions d’une société en pleine mutation numérique.
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