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L’extrême droite portugaise en position de force pour le premier tour présidentiel

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Le scrutin du 18 janvier s’annonce comme le plus ouvert depuis des décennies, avec la quasi-certitude d’un second tour. La percée du parti Chega, bien que jugée insuffisante pour une victoire finale, marque un bouleversement du paysage politique traditionnel.

La campagne présidentielle portugaise entre dans sa phase décisive après la trêve des fêtes. Le débat télévisé de mardi, réunissant un nombre record de onze candidats, constitue l’un des derniers rendez-vous avant le vote du 18 janvier. La succession du président sortant, Marcelo Rebelo de Sousa, inéligible après deux mandats, ouvre une compétition dont l’issue reste largement imprévisible.

Les dernières estimations publiées avant Noël placent le leader du parti d’extrême droite Chega, André Ventura, en tête des intentions de vote pour le premier tour, avec environ un cinquième des suffrages. Cette performance confirmerait l’ancrage de sa formation, devenue la deuxième force politique du pays lors des dernières législatives. Les analystes estiment toutefois que sa dynamique devrait s’essouffler au second tour, prévu le 8 février, face à n’importe lequel de ses principaux concurrents.

La course apparaît en effet très serrée entre quatre figures susceptibles de se qualifier pour l’ultime face-à-face. Outre André Ventura, l’ancien chef d’état-major de la marine Henrique Gouveia e Melo, qui s’est fait connaître en supervisant la campagne vaccinale, mise sur son image d’homme providentiel au-dessus des partis. Il promet d’incarner l’unité face à un Parlement fracturé en trois blocs.

Les partis traditionnels sont représentés par l’avocat Luis Marques Mendes, issu des rangs de la droite au pouvoir, et par l’ancien secrétaire général socialiste Antonio José Seguro. Tous deux pourraient cependant pâtir d’une dispersion des voix, le premier face à un candidat libéral, le second confronté à la concurrence de trois postulants soutenus par la gauche radicale.

Le rôle du président de la République, bien que largement protocolaire, revêt une importance cruciale en période d’instabilité parlementaire. Le chef de l’État dispose du pouvoir de dissolution de l’Assemblée et peut être amené à jouer un rôle d’arbitre. Les deux semaines de campagne restantes, et particulièrement le débat de mardi, s’annoncent déterminantes pour convaincre un électorat dont les choix restent encore très fluides.

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