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L’exercice d’autocélébration de Donald Trump devant le Congrès

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Dans un discours record, le président américain a dressé un bilan triomphaliste de son action, sans annonce nouvelle, face à une opposition dénonçant un décalage avec les préoccupations des citoyens.

Devant la session conjointe du Congrès, l’actuel locataire de la Maison Blanche a prononcé une allocution d’une durée inhabituelle, centrée sur une énumération de succès auto-proclamés. Reprenant à son compte l’expression d’un « âge d’or » pour les États-Unis, il a insisté sur la vigueur économique, la baisse de l’inflation et la hausse des revenus, suscitant l’ovation des élus de son propre camp.

Cette vision optimiste a été immédiatement contestée par les dirigeants démocrates, qui l’ont qualifiée de profondément éloignée des réalités vécues par une partie de la population. Des enquêtes d’opinion récentes indiquent en effet qu’une proportion significative d’Américains estime que leur situation financière s’est détériorée. Cette perception alimente les craintes des républicains à l’approche des prochaines échéances électorales, où la majorité parlementaire pourrait être remise en cause.

Le discours a été marqué par des attaques récurrentes, bien que mesurées en comparaison de ses prises de parole habituelles, à l’encontre de l’opposition. Le chef de l’exécutif a notamment reproché aux démocrates leur absence de soutien à sa politique migratoire, tout en réitérant des allégations non étayées concernant des fraudes électorales et sociales. Un moment d’unanimité a toutefois émergé avec l’hommage rendu à l’équipe nationale de hockey, championne olympique, saluée par l’ensemble de l’hémicycle.

Sur le plan international, les propos sont restés ambigus. Tout en affirmant une préférence pour la voie diplomatique concernant l’Iran, le président a multiplié les accusations à l’encontre de Téhéran, évoquant le développement de programmes balistiques et nucléaires. Il a par ailleurs exprimé son désaccord, avec une retenue notable, avec une récente décision de la Cour suprême affectant sa politique commerciale, se disant confiant dans la possibilité de poursuivre ses objectifs par d’autres moyens juridiques.

L’absence volontaire de plusieurs dizaines d’élus de l’opposition et la désignation d’une figure modérée pour porter la réplique officielle des démocrates illustrent les stratégies en présence. Pour ses détracteurs, ce discours constitue avant tout un plaidoyer électoral, perçu comme un prélude à une campagne où le rejet de sa politique pourrait jouer un rôle déterminant.

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