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L’Éthiopie exige le retrait des forces érythréennes de son sol

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_**La tension monte d’un cran dans la Corne de l’Afrique. Addis-Abeba accuse officiellement Asmara d’actes d’agression et réclame le départ immédiat de ses troupes, tout en proposant des pourparlers.**_

Dans une missive diplomatique rendue publique, le ministre éthiopien des Affaires étrangères a sommé son homologue érythréen de procéder sans délai au retrait de ses soldats du territoire éthiopien. La lettre, dont l’authenticité a été confirmée, dénonce une incursion militaire et des manœuvres conjointes avec des groupes rebelles locaux, qualifiées de choix délibéré vers l’escalade.

Le gouvernement éthiopien estime que ces actions constituent une violation manifeste de sa souveraineté. Il exige également la cessation de toute collaboration entre l’Érythrée et les factions armées opérant sur son sol, notamment dans les régions de l’Amhara et du Tigré. Malgré la gravité des accusations, Addis-Abeba affirme croire encore possible de rompre le cycle de violence par le dialogue.

La présence de militaires érythréens dans le nord de l’Éthiopie perdure depuis le conflit au Tigré, qui a éclaté en 2020. Bien qu’un accord de paix signé deux ans plus tard prévoyait le départ des forces étrangères, celui-ci n’a jamais été pleinement appliqué. Cette guerre, extrêmement coûteuse en vies humaines, a laissé des séquelles profondes et un climat de défiance persistant entre les deux capitales.

Les relations entre les deux nations sont historiquement complexes, marquées par un conflit frontalier à la fin des années 1990 puis par une normalisation éphémère à partir de 2018. Les récentes déclarations du Premier ministre éthiopien, qui a évoqué des exactions commises par l’armée érythréenne durant la guerre, ont encore attisé les rancœurs. Asmara a rejeté ces allégations, les qualifiant de mensongères.

Dans sa communication, la diplomatie éthiopienne lie la question du retrait des troupes à l’ouverture de négociations globales. Elle évoque notamment les sujets maritimes et l’accès à la mer, une référence directe au port d’Assab qui cristallise les tensions. Cette proposition est perçue comme un geste fort, alors que les dirigeants éthiopiens réclament avec insistance un débouché maritime pour leur pays enclavé. L’Érythrée, de son côté, n’a pour l’instant pas réagi à cette dernière initiative.

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