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L’Espagne plongée dans la tourmente judiciaire

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Le gouvernement Sánchez confronté à une série de procédures judiciaires visant son entourage proche, tandis que l’opposition intensifie ses critiques.

Le procureur général Álvaro García Ortiz a été formellement renvoyé devant le tribunal pour violation du secret de l’instruction, marquant le début d’une période judiciaire particulièrement délicate pour l’exécutif espagnol. Cette décision fait suite au rejet de son appel fin juillet et s’accompagne d’une caution fixée à 150 000 euros.

L’épouse du chef du gouvernement, Begoña Gómez, doit comparaître mercredi dans une affaire de détournement de fonds présumé. Les investigations portent notamment sur les conditions d’embauche de son assistante, officiellement recrutée par les services du Premier ministre.

Cette actualité judiciaire s’inscrit dans un contexte plus large de plusieurs dossiers concernant l’entourage du dirigeant socialiste. Le frère de Pedro Sánchez fait l’objet d’une enquête pour influence présumée dans son recrutement professionnel. Par ailleurs, l’ancien numéro trois du PSOE, Santos Cerdán, demeure en détention provisoire depuis juin dans une affaire de corruption liée à des marchés publics.

L’opposition menée par Alberto Núñez Feijóo a immédiatement saisi l’occasion pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « dégradation institutionnelle » et réclamer la démission du Premier ministre. Le leader du Parti populaire a multiplié les déclarations exigeant un changement de direction au motif de la préservation de l’intégrité des institutions.

Le gouvernement maintient sa ligne de défense en insistant sur la probité de ses membres et les mesures prises dès la révélation des premiers éléments compromettants. Pedro Sánchez avait récemment exprimé ses réserves concernant certaines procédures judiciaires, évoquant lors d’une interview télévisée des motivations politiques derrière certaines enquêtes.

La situation place le chef de l’exécutif dans une position fragile, d’autant que sa majorité parlementaire reste étroite. Ces développements judiciaires interviennent alors que le procureur général est lui-même poursuivi pour avoir allegedly divulgué des informations sur le compagnon de la présidente madrilène Isabel Díaz Ayuso, figure majeure de l’opposition de droite.

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