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Économie

Les pompiers s’entraînent à l’évacuation du premier téléphérique francilien

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À quelques semaines de l’inauguration du C1, les sauveteurs ont procédé à des manœuvres de secours grandeur nature pour garantir la sécurité des futurs usagers de cette nouvelle infrastructure de transport.

Dans le paysage hivernal de Limeil-Brévannes, trente-cinq sapeurs-pompiers de Paris ont mené un exercice d’évacuation sur le futur téléphérique d’Île-de-France. Cette simulation reproduisait une situation où les cabines resteraient immobilisées en hauteur suite à une double défaillance des systèmes de propulsion. Deux méthodes de secours ont été testées avec précision. La première a fait intervenir une plateforme élévatrice positionnée au pied d’un pylône, permettant à des spécialistes du GRIMP d’accéder aux voyageurs et de procéder à leur transfert en toute sécurité.

La seconde manœuvre, plus technique, a vu trois sauveteurs glisser le long des câbles pour atteindre une cabine inaccessible autrement. Après avoir sécurisé l’habitacle et installé un dispositif de cordes, ils ont descendu les passagers au sol en rappel. Ces procédures, bien que chronophages, s’effectuent avec une communication permanente entre les personnes concernées et le poste de sécurité. Les responsables présents ont souligné l’importance de privilégier la sûreté plutôt que la rapidité dans ce type d’intervention.

D’une longueur de 4,5 kilomètres, cette infrastructure reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges à compter du 13 décembre prochain. Conçue pour transporter jusqu’à onze mille personnes quotidiennement, elle deviendra le quatrième téléphérique urbain en France. Chaque cabine pourra accueillir dix passagers assis ainsi que des équipements spécifiques comme des fauteuils roulants ou des vélos. Des systèmes de vidéosurveillance et des boutons d’appel d’urgence complètent le dispositif de sécurité.

Les concepteurs du projet rappellent que ce mode de transport compte parmi les plus fiables au monde. Le principal facteur de perturbation reste les conditions météorologiques, particulièrement les vents dépassant soixante-dix kilomètres heure qui peuvent entraîner un ralentissement ou l’arrêt temporaire de l’installation. Des contrôles techniques quotidiens seront effectués pour maintenir le plus haut niveau de sécurité, conformément à la réglementation en vigueur pour ce type d’infrastructure.

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