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Les océans enregistrent un nouveau pic de chaleur absorbée en 2025

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Pour la neuvième année consécutive, la quantité d’énergie thermique emmagasinée par les mers du globe atteint un niveau sans précédent, selon une étude scientifique internationale. Ce phénomène accentue les risques liés au changement climatique.

La capacité des océans à absorber l’excédent de chaleur généré par les activités humaines se confirme à un rythme alarmant. Les données recueillies par un réseau mondial d’instruments de mesure révèlent que l’énergie thermique contenue dans les deux premiers kilomètres de la colonne d’eau a encore augmenté l’an dernier. Cette accumulation, qui se poursuit sans discontinuer depuis près d’une décennie, équivaut à une puissance considérable, illustrant l’ampleur du déséquilibre énergétique de la planète.

Ce réchauffement des masses océaniques n’est pas sans conséquences. Il constitue un moteur majeur de l’élévation du niveau moyen des mers, en provoquant une dilatation thermique de l’eau. Il intensifie également la fréquence et la sévérité des épisodes de chaleur marine, délétères pour les écosystèmes sensibles comme les récifs coralliens. Par ailleurs, cette énergie supplémentaire injectée dans le système climatique alimente l’intensité de certains phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les précipitations diluviennes ou les cyclones tropicaux.

La distribution géographique de ce réchauffement présente des disparités marquées. Certains bassins, notamment les eaux tropicales, l’Atlantique Sud, la Méditerranée, le nord de l’océan Indien et l’océan Austral, ont enregistré des hausses de température particulièrement prononcées. Ces variations régionales influencent directement les régimes climatiques locaux et les courants marins.

Il est à noter que cette tendance de fond persiste malgré une légère baisse temporaire des températures en surface observée l’an dernier, attribuée à l’émergence de conditions climatiques de type La Niña. Cet épisode ponctuel de refroidissement superficiel ne remet aucunement en cause la trajectoire globale, qui montre une accélération du réchauffement océanique sur le long terme, corrélée à la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les scientifiques soulignent que l’évolution future de ce paramètre climatique crucial dépend désormais essentiellement des décisions humaines. La réduction rapide et substantielle des émissions de gaz à effet de serre demeure la condition sine qua non pour atténuer l’ampleur des impacts à venir et préserver un environnement viable pour les sociétés et la biodiversité.

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