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Les monarchies du Golfe ont dissuadé Washington d’intervenir militairement en Iran

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Des efforts diplomatiques intenses ont été déployés par Riyad, Doha et Mascate pour prévenir une escalade régionale, alors que les tensions semblaient retomber à Téhéran.

Plusieurs États arabes du Golfe sont intervenus auprès de l’administration américaine pour l’inciter à renoncer à une action armée contre la République islamique d’Iran. Un haut responsable saoudien a confirmé que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient conjointement averti des conséquences déstabilisatrices qu’une telle opération entraînerait pour l’ensemble de la région. Ces démarches, qualifiées d’efforts de dernière minute, visaient à convaincre la Maison-Blanche de laisser une chance à la voie diplomatique.

Cette médiation intervient dans un contexte où les menaces américaines de représailles militaires se sont multipliées ces dernières semaines. Le président américain avait évoqué la possibilité d’une intervention en réaction à la gestion des récentes manifestations en Iran. Il a toutefois indiqué par la suite avoir reçu des assurances concernant un arrêt des violences et l’absence d’exécutions capitales prévues, laissant planer un doute sur la suite des événements.

De son côté, Téhéran a réaffirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères sa détermination à se défendre face à toute menace extérieure. Le chef de la diplomatie iranienne a insisté sur le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures, à quelques heures d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation. Plusieurs capitales, dont Ankara et Pékin, ont exprimé leur opposition à une option militaire.

La situation à l’intérieur du pays semble s’être apaisée, selon des observations faites dans la capitale iranienne où la vie a repris son cours normal. Les autorités affirment désormais maîtriser la situation et nient tout projet d’exécution immédiate de manifestants arrêtés. Le pouvoir judiciaire a précisé qu’un jeune homme précédemment présenté comme condamné à mort risquait en réalité une peine d’emprisonnement.

Le bilan humain des semaines de troubles reste difficile à établir en l’absence de chiffres officiels. Une organisation non gouvernementale avance un nombre de victimes qui se compte par milliers, tout en reconnaissant la difficulté de vérification. Les funérailles de membres des forces de sécurité ont rassemblé récemment plusieurs milliers de personnes à Téhéran, lors d’une marche organisée par les autorités.

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