Monde
Les milices bolivariennes affûtent leurs armes après la capture de Maduro
L’opération américaine qui a conduit à l’arrestation de l’ancien président vénézuélien a plongé les collectifs armés pro-gouvernementaux dans un état de colère et de vigilance. Ces groupes, pivots du contrôle territorial, dénoncent des trahisons et affirment leur détermination à défendre le nouveau pouvoir intérimaire.
La capture de Nicolás Maduro par les forces des États-Unis a provoqué un séisme au sein des colectivos, ces formations paramilitaires qui quadrillaient les quartiers populaires en soutien au régime socialiste. L’événement, perçu comme une humiliation nationale, a laissé place à un sentiment de frustration et d’incertitude quant aux circonstances de l’intervention. Les membres de ces groupes s’interrogent notamment sur les défaillances des systèmes de défense qui ont permis à des hélicoptères étrangers de pénétrer jusqu’au cœur de Caracas, une opération ayant causé de nombreuses victimes.
Issus de l’héritage politique d’Hugo Chávez, ces collectifs jouent un double rôle, à la fois organisation sociale et bras armé du pouvoir. Leurs détracteurs les décrivent comme des milices para-policières, circulant parfois cagoulées et armées. Une semaine après le changement de situation, ils affichent désormais leur loyauté envers Delcy Rodríguez, la vice-présidente investie par la Cour suprême pour assurer l’intérim de la présidence, un choix entériné par l’armée.
Dans l’attente, ces groupes maintiennent une posture de vigilance extrême, tout en cherchant à démêler le vrai du faux parmi les rumeurs qui enflamment les réseaux. Leur ancrage local reste paradoxal. Craints par une partie de la population pour des méthodes assimilées à de l’extorsion par certaines organisations non gouvernementales, ils sont aussi perçus dans leurs fiefs comme des garants de l’ordre et des relais essentiels pour la distribution de l’aide sociale d’État.
Leurs responsables rejettent fermement les accusations de criminalité, mettant en avant leurs actions communautaires dans les domaines sportif, culturel ou éducatif. Leur vocation première, affirment-ils, reste la sécurité. Une mission qu’ils entendent remplir sans dissimuler leur armement ni leur volonté d’en faire usage si nécessaire. Lors des explosions qui ont marqué l’assaut américain, plusieurs unités sont immédiatement descendues dans les rues, en attente d’ordres.
L’amertume domine cependant, teintée d’un sentiment d’infériorité technologique face à la puissance militaire adverse. Malgré le soutien affirmé de pays alliés, la rapidité et l’efficacité de l’opération ont exposé les limites des capacités de réaction vénézuéliennes. Cette prise de conscience n’entame pas, pour l’heure, leur résolution à défendre ce qu’ils considèrent comme la légitimité bolivarienne, désormais incarnée par le gouvernement intérimaire.
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