Monde
L’épidémie de chikungunya submerge Cuba
La propagation rapide du virus, conjuguée à une crise économique aiguë, plonge l’île dans une situation sanitaire préoccupante.
Le chikungunya connaît une expansion alarmante sur l’ensemble du territoire cubain. Identifié initialement en juillet dans la province de Matanzas, le virus s’est désormais implanté dans les quinze provinces du pays. Les autorités sanitaires rapportent une augmentation significative des diagnostics, avec près de cinquante mille cas confirmés cette semaine, soit le double du chiffre enregistré sept jours plus tôt. Cette accélération témoigne de la complexité de la situation épidémique.
Dans le quartier havanais de Jesus Maria, la quasi-totalité des résidents aurait été touchée par la maladie. Les personnes âgées, comme Pilar Alcantara, octogénaire alitée, subissent particulièrement les effets débilitants de l’infection. Les douleurs articulaires persistantes, caractéristiques de cette pathologie, handicapent de nombreux convalescents depuis plusieurs semaines. Les services de santé procèdent à des opérations de fumigation, mais ces interventions restent ponctuelles dans certains secteurs.
La gravité de l’épidémie est exacerbée par le contexte économique difficile que traverse l’île. Les pénuries chroniques de médicaments et de denrées alimentaires compliquent la prise en charge des patients. Les coupures d’électricité récurrentes et les difficultés d’approvisionnement en eau courante créent des conditions propices à la prolifération des moustiques vecteurs. Les infrastructures sanitaires, déjà fragilisées, ont été endommagées par le passage récent de l’ouragan Melissa dans l’ouest du pays.
Les autorités reconnaissent que les chiffres officiels, qui font état de plusieurs centaines de nouveaux cas quotidiens, ne reflètent pas l’ampleur réelle de la contamination. Seuls les patients consultant un médecin sont comptabilisés, alors que de nombreux malades renoncent aux soins. Vingt personnes se trouvent actuellement dans un état critique, bien qu’aucun décès n’ait été officiellement attribué à la maladie.
Cette crise sanitaire intervient dans un contexte où l’économie cubaine connaît sa période la plus difficile depuis trente ans. Les capacités de prévention et de réponse du système de santé sont entravées par le manque de ressources. L’accumulation des déchets et les réserves d’eau stagnante, devenues nécessaires face aux déficits d’approvisionnement, favorisent la multiplication des gîtes larvaires. La population doit faire face simultanément aux conséquences de la maladie et aux restrictions matérielles, une combinaison qui rend la situation particulièrement préoccupante.
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