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Le Tribunal Suprême brésilien délibère sur le sort de l’ancien président Bolsonaro

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L’ex-chef de l’État, jugé pour conspiration contre l’ordre démocratique, fait face à une procédure historique dont l’issue pourrait profondément marquer l’équilibre politique du pays.

Les cinq magistrats de la Cour suprême fédérale du Brésil ont entamé mardi le processus de vote devant déterminer la culpabilité ou l’innocence de Jair Bolsonaro. L’ancien président, au pouvoir de 2019 à 2022, est poursuivi pour avoir orchestré une tentative de renversement des institutions démocratiques après sa défaite électorale face à Luiz Inacio Lula da Silva en octobre 2022.

Le juge rapporteur Alexandre de Moraes, premier à se prononcer, a estimé que le Brésil avait frôlé le retour à un régime autoritaire. Il a décrit une structure criminelle placée sous l’autorité de l’ancien chef de l’État, visant à empêcher la transition pacifique du pouvoir. Huit autres personnes, dont d’anciens ministres et hauts gradés militaires, sont également impliquées dans cette affaire.

L’accusé, qui nie toute faute, risque une peine pouvant atteindre quarante-trois années d’emprisonnement. Assigné à résidence depuis début août dans la capitale fédérale, il n’a pas assisté à l’audience pour raisons médicales selon ses avocats. Ceux-ci dénoncent une machination politique à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

La procédure judiciaire intervient dans un climat de forte polarisation de l’opinion publique brésilienne. Un récent sondage indique qu’une légère majorité de la population fait confiance à l’impartialité de la justice, tandis qu’une part importante perçoit des motivations politiques derrière cette instruction.

Sur le plan international, le dossier suscite des tensions diplomatiques avec les États-Unis. L’ancien président Donald Trump, dénonçant une persécution judiciaire, a instauré des sanctions commerciales contre le Brésil. Le Département d’État américain a menacé de prendre des mesures supplémentaires contre le juge Moraes, accusé d’abus de pouvoir.

Dans l’attente du verdict, attendu avant la fin de la semaine, les soutiens de l’ancien président multiplient les initiatives pour obtenir une loi d’amnistie. Des rassemblements en sa faveur ont rassemblé des milliers de personnes à travers le pays lors des récentes commémorations de l’indépendance.

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