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Économie

Le tourisme mondial franchit un nouveau cap historique en 2025

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L’Organisation mondiale du tourisme annonce un niveau d’activité inédit, tout en pointant les fragilités d’un secteur confronté à un environnement international volatil.

Le nombre de voyages internationaux a atteint un sommet l’an dernier, avec environ 1,52 milliard de déplacements recensés à travers le monde. Ce chiffre, en progression de 4% par rapport à 2024, dépasse désormais les niveaux observés avant la pandémie. Les recettes générées par le secteur ont parallèlement connu une croissance notable, approchant les 1 900 milliards de dollars à l’échelle globale.

Cette dynamique positive s’est confirmée dans la plupart des régions. L’Europe, principale destination mondiale, a enregistré près de 800 millions d’arrivées, consolidant sa position de leader. La France et l’Espagne demeurent les pays les plus fréquentés du continent. L’Afrique et la zone Asie-Pacifique affichent également des progressions robustes, avec des hausses respectives de 8% et 6%. Des pays comme le Maroc, présenté comme la première destination africaine, ou le Brésil, dont l’affluence a bondi de plus d’un tiers, illustrent cette vitalité.

Les perspectives pour l’année en cours restent optimistes, portées par une économie mondiale jugée stable et par le calendrier d’événements internationaux majeurs. Cependant, l’organisme onusien émet des réserves significatives. Il souligne que les tensions géopolitiques actuelles, les conflits persistants et l’incertitude économique constituent des risques majeurs pour la poursuite de cette expansion. La vulnérabilité du secteur aux crises, qu’elles soient sanitaires, politiques ou climatiques, est réaffirmée.

Cette prudence trouve un écho dans les performances contrastées du continent américain, où la croissance globale du tourisme international a été modérée. Cette situation s’explique en partie par un ralentissement notable aux États-Unis, où les conditions d’accès pour les visiteurs étrangers sont perçues comme moins favorables.

Au-delà des facteurs politiques, les défis environnementaux pèsent sur l’avenir du secteur. L’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes, comme des vagues de chaleur plus intenses ou des pénuries d’eau, devient une nécessité pour de nombreuses destinations. Cette nécessité implique une révision des modèles saisonniers, des infrastructures et de l’offre proposée aux voyageurs.

Enfin, la concentration des flux touristiques dans des sites emblématiques génère des tensions locales croissantes. Les problèmes de saturation, couplés à l’impact sur le marché immobilier résidentiel dans certains centres-villes, interrogent la soutenabilité à long terme des modèles de développement touristique les plus courants.

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