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Le retour de « Le maire de Paname » sur TikTok et aux Halles

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Après une interdiction temporaire, l’influenceur Willy Douglas a retrouvé l’accès à ses espaces de prédilection grâce à une décision de justice rendue jeudi.

Le tribunal judiciaire de Paris a mis fin au contrôle judiciaire qui empêchait Willy Douglas, plus connu sous le pseudonyme « Le maire de Paname », de se rendre dans le quartier des Halles et d’utiliser la plateforme TikTok. Le juge des libertés et de la détention a estimé que les restrictions imposées ne correspondaient pas à la nature des faits qui lui sont reprochés. L’influenceur, âgé d’une vingtaine d’années, était poursuivi pour avoir organisé un rassemblement non déclaré sur la voie publique fin octobre, à la suite d’une vidéo qu’il avait diffusée annonçant une soirée Halloween au Forum des Halles.

Devant le magistrat, Willy Douglas, accompagné de son avocat, a fait valoir qu’il ne faisait que relayer des événements organisés par d’autres, sans appeler à des comportements problématiques. La préfecture de police avait pourtant interdit tout rassemblement non autorisé dans ce secteur à l’occasion d’Halloween, invoquant des appels lancés sur les réseaux sociaux. Quelques semaines auparavant, des heurts avaient éclaté au même endroit après un concert de rap gratuit, entraînant plusieurs interpellations et blessures parmi les forces de l’ordre.

Le juge a reconnu que l’infraction alléguée ne justifiait pas une mesure d’éloignement numérique ou géographique, qualifiant cette dernière d’erreur. Tout en levant les interdictions, il a néanmoins invité le jeune homme à prendre conscience des conséquences que peuvent avoir ses appels à des rassemblements festifs, notamment pour les publics les plus vulnérables. Willy Douglas a assuré qu’il suspendrait temporairement ses publications de « bons plans », promettant une pause dans ses activités en ligne.

Peu après l’audience, l’influenceur a posté une vidéo le montrant aux Halles, marquant ainsi son retour sur les lieux. Son défenseur a pour sa part soulevé la question de la responsabilité des plateformes sociales dans la modération des contenus, estimant que son client n’avait en rien incité à des débordements. L’affaire sera rejugée en avril 2026, mais l’avocat se dit confiant quant à l’issue des procédures.

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