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Le réseau de recrutement de Jeffrey Epstein éclairé par des documents judiciaires

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_**Des centaines d’échanges inédits mettent en lumière les méthodes d’un intermédiaire européen, aujourd’hui mis en cause pour des faits graves, qui approvisionnait le financier américain en jeunes femmes.**_

Les archives déclassifiées de la procédure concernant Jeffrey Epstein révèlent l’étendue des relations entre le financier et un recruteur de mannequins, Daniel Siad. Ce dernier, détenteur d’un passeport suédois, apparaît dans plus d’un millier de pièces. Les documents, constitués de courriels et de photographies, détaillent une activité soutenue de prospection à travers l’Europe, notamment en Europe de l’Est et en Scandinavie.

Dans sa correspondance avec Epstein, l’homme se compare à un pêcheur, évoquant ses recherches pour dénicher des profils. L’âge des jeunes femmes repérées est fréquemment mentionné, avec des références explicites à des adolescentes. Les échanges, qui s’étalent de 2009 à 2019, sont entrecoupés de demandes d’ordre financier. Les documents laissent apparaître des transferts d’argent réguliers depuis les comptes d’Epstein, dont un prêt de vingt-cinq mille dollars.

Une ancienne mannequin suédoise a récemment porté plainte contre Daniel Siad pour des faits remontant aux années 1990, l’accusant de viol et de traite d’êtres humains. Elle affirme avoir été approchée sous couvert d’une opportunité professionnelle avant de se retrouver en situation de contrainte. L’intéressé, joint par des médias, a nié toute implication répréhensible, affirmant avoir été abusé par la confiance que lui accordait Epstein.

Les archives établissent également un lien avec Jean-Luc Brunel, l’ancien dirigeant d’agence de mannequins retrouvé sans vie en détention en 2022. Une note d’un avocat représentant plusieurs victimes d’Epstein, adressée au parquet de New York, indique que Brunel identifiait Daniel Siad comme un pourvoyeur de femmes pour le réseau du financier. Par ailleurs, l’activité de l’intermédiaire semble avoir croisé celle d’une fondation thaïlandaise, pour laquelle il sollicitait l’appui d’Epstein.

La consultation de ces pièces ne préjuge pas de la culpabilité des personnes nommées. Elles contribuent cependant à dessiner les contours des relations entretenues par Jeffrey Epstein et certains de ses contacts en Europe.

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