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Le producteur de Werenoi nie toute violence lors de son procès

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_**Devant le tribunal correctionnel de Bobigny, Babiry Sacko, dit Babs, a rejeté les accusations de violences aggravées et de cyberharcèlement portées par une proche du rappeur disparu.**_

L’homme de 33 ans, producteur du rappeur Werenoi, a comparu jeudi pour des faits survenus en mai dernier. Il est soupçonné d’avoir agressé une femme de 35 ans, Fatima B., présentée comme une amie de l’artiste décédé, dans un établissement de Montreuil. La plaignante affirme avoir été frappée et menacée à la suite d’un différend financier portant sur un million d’euros. Le prévenu, quant à lui, a catégoriquement nié avoir porté la moindre atteinte physique.

Venu en retard à l’audience depuis un centre de semi-liberté où il purge une peine pour une précédente affaire, Babiry Sacko a maintenu sa version des faits pendant six heures d’audience. Il a reconnu s’être rendu sur les lieux pour réclamer la restitution d’une somme importante, évoquant des enregistrements audio qui prouveraient, selon lui, une malversation. Tout en admettant avoir été « énervé », il a réfuté tout passage à l’acte violent. La présidente a tenté à plusieurs reprises de recentrer les débats sur les violences alléguées et sur des messages de menaces postés sur les réseaux sociaux, que l’intéressé a confirmés.

La victime a décrit une agression en pleine nuit par plusieurs individus, dont le producteur lui-même, lui ayant valu sept jours d’incapacité totale de travail. Le gérant des lieux a confirmé l’avoir vue « bien amochée » après les faits. L’avocate de la partie civile, Me Clarisse Serre, a dénoncé une personne « défoncée » cette nuit-là et a rappelé le lourd passé judiciaire du mis en cause.

Le ministère public a requis douze mois d’emprisonnement avec aménagement en semi-liberté, ainsi qu’une interdiction de contact avec la plaignante pour trois ans. Il a souligné que la matérialité des violences ne faisait guère de doute, malgré l’absence de témoin direct. La défense, menée par Me Mourad Batikh, a plaidé la relaxe, contestant la crédibilité des déclarations de Fatima B. et mettant en avant la franchise de son client, qui n’a « jamais feint » de compassion.

Le jugement a été mis en délibéré au 19 février.

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