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Le président iranien invite au dialogue face aux protestations économiques

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_**Le chef de l’État a demandé aux autorités d’entendre les doléances des manifestants, alors que des commerçants ont observé deux jours de fermeture dans la capitale pour protester contre la dégradation des conditions de vie.**_

Le président Massoud Pezeshkian a officiellement demandé au ministre de l’Intérieur d’engager le dialogue avec les représentants des manifestants afin de prendre en compte leurs demandes. Cette déclaration, publiée sur la plateforme X, intervient après deux jours de mobilisation de commerçants dans plusieurs quartiers de Téhéran. Le mouvement dénonce la flambée des prix et l’effondrement du pouvoir d’achat, dans un contexte de dépréciation continue de la monnaie nationale.

De son côté, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a invité les élus et les responsables politiques à mettre en œuvre des mesures concrètes pour soutenir le revenu des ménages. Ces prises de parole surviennent alors que des rassemblements spontanés ont eu lieu principalement dans le centre de la capitale, zone traditionnellement commerçante, sans que le reste de la métropole ne soit affecté. Les forces de l’ordre ont été déployées autour des places principales pour surveiller les rassemblements.

L’origine de ce mécontentement populaire réside dans la chute vertigineuse du rial face au dollar, qui a atteint un niveau sans précédent sur le marché parallèle. Cette dépréciation monétaire alimente une inflation structurelle, provoquant des hausses de prix brutales et paralysant les transactions, notamment pour les biens importés. De nombreux commerçants ont choisi de suspendre temporairement leur activité pour se prémunir contre des pertes financières.

Les statistiques officielles font état d’une augmentation annuelle des prix de plus de cinquante pour cent, un chiffre qui masque des hausses bien plus prononcées sur les produits de première nécessité. L’économie nationale, durablement affaiblie par un régime de sanctions internationales, subit de plein fouet le rétablissement récent de mesures restrictives par les Nations unies, liées au dossier nucléaire.

Dans ce climat de tensions économiques, le gouvernement a procédé à un remplacement à la tête de la Banque centrale, rappelant un ancien ministre de l’Économie et des Finances. Ce dernier avait déjà occupé ces fonctions avant d’être limogé en mars dernier, précisément en raison de la dépréciation monétaire. Son retour à ce poste clé illustre les défis persistants auxquels les autorités tentent de répondre.

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