Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Le peintre suisse Peter Stämpfli, maître de l’objet isolé, s’est éteint

Article

le

Figure majeure du Pop Art européen, l’artiste de 88 ans laisse une œuvre puissante, centrée sur une iconographie singulière tirée de l’univers automobile.

La disparition de Peter Stämpfli, survenue vendredi, prive le monde de l’art d’une voix singulière et résolument moderne. Le galeriste qui le représentait a confirmé la nouvelle, rendant hommage à un créateur incontournable de la seconde moitié du vingtième siècle.

Né en 1937 à Deisswil et formé aux Beaux-Arts de Bienne, l’artiste suisse a entamé sa carrière d’exposition au cours des années soixante. Son travail a rapidement intégré les collections des institutions les plus prestigieuses, du Museum of Modern Art de New York au Centre Pompidou à Paris.

La démarche de Peter Stämpfli se caractérise par un principe fondateur, celui de l’isolement de l’objet sur un fond neutre. Cette méthode lui permettait d’extraire les sujets de leur contexte habituel pour en révéler la pure forme. C’est à la fin des années soixante qu’il a développé sa thématique la plus célèbre, passant des carrosseries d’automobiles à leurs pneus, puis aux seules traces laissées par ces dernières. Ces motifs répétitifs sont devenus des archétypes d’une abstraction géométrique à la fois rigoureuse et poétique.

Installé à plusieurs reprises à Paris au cours de sa vie, l’artiste n’a pas limité son expression à la peinture. Il a également exploré avec rigueur les domaines de la sculpture et du cinéma, réalisant plusieurs films et courts-métrages. Son héritage artistique demeure celui d’un observateur aiguisé du quotidien, capable d’en sublimer les fragments les plus communs par la radicalité de son regard.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus