Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le pape Léon XIV dénonce une « ferveur guerrière » qui menace l’ordre mondial

Article

le

Dans un discours prononcé devant le corps diplomatique, le souverain pontife a dressé un constat sévère de la scène internationale, critiquant le recul du multilatéralisme et la résurgence des logiques de force.

Le pape Léon XIV a exprimé une profonde inquiétude face à l’évolution des relations internationales, qu’il perçoit comme de plus en plus marquées par la confrontation. S’adressant aux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, il a mis en garde contre l’affaiblissement des mécanismes de dialogue et la tentation croissante d’imposer sa volonté par des moyens militaires. Selon lui, la paix n’est plus recherchée pour elle-même mais comme un simple préalable à l’affirmation de sa propre domination.

Son analyse intervient dans un contexte de tensions multiples, des conflits en Europe et au Proche-Orient aux démonstrations de force dans l’espace caraïbe et le long des côtes pacifiques des Amériques. Le chef de l’Église catholique a évoqué avec préoccupation la situation au Venezuela, appelant au respect de la volonté populaire et des droits fondamentaux, alors que des opérations militaires étrangères s’y déploient.

Sur le dossier israélo-palestinien, le souverain pontife a réaffirmé l’attachement du Vatican à une solution fondée sur la coexistence de deux États. Il a condamné l’intensification des violences en Cisjordanie à l’encontre des civils palestiniens. Par ailleurs, il a pointé du doigt la recrudescence des atteintes à la liberté religieuse à travers le monde, déplorant que la persécution des chrétiens demeure une crise majeure des droits humains.

Au-delà des questions géopolitiques, le pape a également abordé des sujets de société, qualifiant la toxicomanie chez les jeunes de fléau et réitérant la position de l’Église sur les questions de fin de vie et de bioéthique. Ce traditionnel discours au corps diplomatique, événement politique majeur de l’année vaticane, a permis au Saint-Siège d’exposer sa vision d’un ordre international fondé sur le droit et le dialogue, en opposition frontale avec ce qu’il décrit comme une « diplomatie de la force ».

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus