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Le numéro deux du parti au pouvoir japonais annonce son départ après une série de défaites électorales

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Dans un contexte de perte de majorité parlementaire, le secrétaire général du PLD assume la responsabilité des résultats décevants et présente sa démission, tandis que le Premier ministre maintient sa position.

Hiroshi Moriyama, secrétaire général du Parti libéral-démocrate (PLD), a officiellement proposé de quitter ses fonctions. Cette décision intervient à la suite des revers électoraux successifs subis par la formation au pouvoir, laquelle a perdu sa majorité dans les deux chambres du Parlement au cours des derniers mois. Le principal intéressé a déclaré vouloir endosser la responsabilité de ces échecs lors d’une réunion interne consacrée à l’analyse des scrutins.

Le Premier ministre Shigeru Ishiba, qui dirige le parti, a pour sa part indiqué qu’il prendrait « une décision appropriée le moment venu », tout en affirmant ne pas chercher à fuir ses propres responsabilités. Deux autres cadres du PLD auraient également fait part de leur intention de démissionner, selon des sources proches de l’exécutif.

La coalition gouvernementale dirigée par le PLD a enregistré un recul significatif lors des élections sénatoriales de juillet, perdant sa majorité quelques mois seulement après avoir été contrainte de former un gouvernement minoritaire. Cette situation reflète une érosion de la confiance de l’électorat, en partie attribuable à la persistance de l’inflation et à plusieurs affaires de corruption ayant entaché l’image du parti.

Néanmoins, la popularité de Shigeru Ishiba semble connaître une légère amélioration depuis la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis, qui a permis une réduction des droits de douane. Les efforts déployés par son gouvernement pour contenir la flambée des prix du riz — symboliquement et économiquement sensible — sont également perçus favorablement par une partie de l’opinion publique.

Si une majorité relative de Japonais souhaite désormais que le Premier ministre poursuive son mandat, la stabilité politique reste précaire. La direction du PLD devra prochainement statuer sur les démissions proposées et engager une réflexion stratégique afin de restaurer la crédibilité du parti, dominant la scène politique japonaise depuis des décennies.

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