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Société

Le marathon législatif du budget social s’engage dans la tourmente

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Les députés entament l’examen du financement de la Sécurité sociale, un texte aux enjeux colossaux où chaque vote devient crucial pour l’exécutif.

L’Assemblée nationale a ouvert mardi le débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, un exercice périlleux qui conditionne la trajectoire des finances publiques pour les années à venir. Ce texte prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites et une série de mesures d’économies destinées à réduire le déficit de l’institution. Les discussions s’annoncent particulièrement tendues, plusieurs groupes parlementaires ayant d’ores et déjà exprimé leur vive opposition.

Dès le premier jour, les députés ont rejeté plusieurs dispositions symboliques, dont l’article liminaire présentant les prévisions financières. Les votes ont révélé des clivages marqués, certains groupes optant pour la suppression tandis que d’autres se sont abstenus ou ont soutenu le maintien. L’objectif national des dépenses d’assurance maladie pour 2025 a également été écarté, confirmant les réticences d’une large partie de l’hémicycle.

La maîtrise des dépenses de santé constitue l’un des points les plus sensibles du texte. Le gouvernement propose de limiter leur croissance à 1,6% en 2026, ce qui impliquerait des économies substantielles par rapport à l’évolution tendancielle. La ministre des Comptes publics a toutefois nuancé ce chiffre en évoquant des transferts budgétaires et des financements supplémentaires destinés au secteur hospitalier.

Le calendrier parlementaire prévoit des débats articulés jusqu’à dimanche, avec un vote final programmé le 12 novembre. La question du financement de la suspension des retraites demeure au cœur des négociations. Plusieurs pistes sont évoquées, dont une possible majoration de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital, option qui semble recueillir un certain écho au sein de la majorité.

L’adoption du texte repose sur un équilibre politique complexe. L’exécutif a renoncé à recourir à l’article 49.3, ce qui place la responsabilité du vote entre les mains des parlementaires. Les positions des différents groupes restent mouvantes, avec des incertitudes concernant les socialistes et le Rassemblement national, dont les abstentions pourraient être déterminantes. Près de 2 500 amendements ont été déposés, ajoutant à la complexité des débats qui devront respecter les délais constitutionnels imposés.

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