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Le Louvre face à ses failles sécuritaires

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La ministre de la Culture Rachida Dati dénonce une sous-évaluation historique des risques et annonce un plan d’action immédiat pour renforcer la protection du musée.

Des protocoles jugés dépassés et une appréciation insuffisante des menaces. Telles sont les principales conclusions du rapport préliminaire sur les conditions de sécurité au musée du Louvre, présenté par la ministre de la Culture. Ce diagnostic intervient à la suite du vol de huit pièces majeures des joyaux de la Couronne, évaluées à quatre-vingt-huit millions d’euros, commis en pleine journée par un groupe de malfaiteurs. Les bijoux demeurent introuvables à ce jour.

Le document met en lumière une gestion jugée inadaptée, un équipement de sécurité insuffisant et des procédures de réaction aux intrusions qualifiées d’obsolètes. La ministre a souligné que ces vulnérabilités persistaient depuis plus de deux décennies, tout en rappelant que les dispositifs internes du musée avaient globalement fonctionné. Elle a néanmoins pointé une lacune majeure concernant la sécurisation des abords de l’établissement.

Un ensemble de mesures correctives doit être déployé avant la fin de l’année. Il comprend l’installation de systèmes anti-intrusion et anti-vehicules béliers, ainsi que la mise en place de caméras de surveillance périmétriques. Par ailleurs, la présidente du Louvre a été invitée à convoquer sans délai un conseil d’administration afin de revoir l’organisation de la sûreté et de créer une direction dédiée au sein de la présidence.

Un audit global des risques de vol et d’intrusion sera également réalisé dans les prochains mois. Le ministère précise que ces actions constituent une première étape, avant la remise du rapport définitif de l’inspection générale. Les syndicats, tout en saluant la réactivité des pouvoirs publics, rappellent que les alertes sur le sous-effectif chronique et les défaillances structurelles étaient régulièrement formulées depuis des années.

Sur le plan judiciaire, sept interpellations ont eu lieu à ce jour. Deux des suspects ont été placés en détention provisoire, soupçonnés d’avoir participé directement à l’opération. L’enquête se poursuit pour identifier l’ensemble des responsables et localiser les objets dérobés.

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