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Le huis clos refusé, un choix mûri par l’âge

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Dans ses mémoires à paraître, Gisèle Pelicot revient sur la décision qui a marqué le procès des viols de Mazan, estimant que son âge lui a donné la force de s’exposer au regard public.

L’ouvrage, intitulé « Et la joie de vivre », doit être publié le 17 février prochain. Dans des extraits dévoilés, la plaignante principale du retentissant procès d’Avignon explique les raisons qui l’ont poussée à exiger que les débats se tiennent à la barre ouverte. Elle confie que cette requête, qui a profondément marqué le déroulement de l’audience, n’aurait peut-être pas été la même quelques décennies plus tôt.

Gisèle Pelicot évoque un sentiment de crainte à l’approche du procès, face au nombre des accusés. Elle redoutait de se sentir submergée par leurs attitudes. La question de les protéger en acceptant le huis clos l’a même effleurée. C’est finalement le recul des années qui a pesé dans la balance. À soixante-dix ans, affirme-t-elle, le poids du regard d’autrui et le sentiment de honte s’étaient atténués, lui laissant une liberté qu’elle n’aurait pas eue plus jeune.

Le récit revient également sur le choc de la découverte des preuves, notamment des photographies la montrant sous l’emprise de substances, images qu’elle dit ne pas avoir reconnues. Cette dignité maintenue tout au long de l’audience, et son refus catégorique de la tenue des débats à huis clos, ont contribué à faire d’elle un symbole, bien malgré elle. Elle a toujours insisté sur sa condition de femme ordinaire ayant simplement fait un choix, celui de la transparence.

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