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Économie

Le gouvernement mise sur la productivité pour redresser l’agriculture française

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La ministre de l’Agriculture a présenté une feuille de route centrée sur la compétitivité et la croissance, sans évoquer les enjeux environnementaux, lors du Salon de l’Agriculture.

Annie Genevard a appelé à un sursaut économique du secteur agricole, en faisant de la productivité et de la compétitivité les piliers de sa politique. S’exprimant lors de l’inauguration du stand ministériel au Salon international de l’agriculture, elle a souligné l’urgence d’agir face à un contexte de fragilisation de la balance commerciale agroalimentaire nationale. La ministre a pointé le défi que représente pour les structures familiales françaises la concurrence d’exploitations de plus grande taille ailleurs en Europe.

L’élaboration d’une loi d’urgence agricole, annoncée en période de tensions sociales dans les campagnes, constitue l’un des instruments prioritaires de cette stratégie. Le texte, qui portera notamment sur la gestion de l’eau et la protection des troupeaux, doit être présenté au printemps pour un examen parlementaire dans le courant de l’été. La ministre a insisté sur la nécessité d’une adoption rapide, invoquant un calendrier législatif contraint par les échéances électorales à venir.

Son discours a été marqué par une volonté affichée de réindustrialiser la production agricole et de regagner des parts de marché à l’export. Elle a fustigé les tenants d’une vision qu’elle juge restrictive, fondée sur une baisse des volumes. Pour soutenir la compétitivité, elle a énuméré une série de mesures déjà engagées, allant de baisses de charges à des simplifications administratives, en passant par des investissements dans l’innovation.

Absente de son intervention, la question environnementale n’a fait l’objet d’aucune mention, alors même que le chef de l’État avait récemment articulé sa vision autour d’un triptyque incluant la préservation. L’approche ministérielle se concentre résolument sur le réarmement économique face à la concurrence internationale, déplorant par exemple une dépendance croissante aux importations pour certains produits comme le fromage.

La réflexion sur la dimension structurelle des exploitations a été accueillie avec intérêt par le principal syndicat agricole, dont les représentants assistaient à la prise de parole. D’autres organisations syndicales majeures avaient choisi de ne pas se déplacer. Le président de la FNSEA a salué l’analyse partagée sur l’état du secteur, tout en attendant désormais la concrétisation des annonces dans les faits.

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