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Politique

Le gouvernement face à la fronde budgétaire de la gauche

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_**Les négociations sur les finances publiques ont tourné court à Matignon, laissant planer le spectre d’une motion de censure. Les écologistes, suivis par l’ensemble de la gauche, ont clairement signifié leur refus de tout passage en force.**_

Les discussions autour du projet de loi de finances pour les deux prochaines années ont buté sur un blocage politique majeur. Les représentants de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) ont quitté les consultations menées par le Premier ministre dans un climat de vive tension. Ils dénoncent unanimement l’orientation des arbitrages financiers présentés par l’exécutif, jugés incompatibles avec leurs priorités sociales et environnementales.

La cheffe de file des députés écologistes a été la plus explicite sur les conséquences d’une adoption par la contrainte. Elle a affirmé que son groupe voterait systématiquement contre le texte et s’opposerait à toute procédure accélérée ou à l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Une motion de censure serait alors déposée, a-t-elle prévenu, estimant qu’aucune marge de compromis n’existe sur la base du document actuel.

Du côté communiste, le ton est tout aussi ferme. Le secrétaire national du parti a confirmé que l’éventualité d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution avait été abordée lors de l’entretien. Il a vivement critiqué la philosophie du budget, qu’il a qualifié de financièrement tourné vers des logiques conflictuelles, au détriment, selon lui, des investissements dans le logement, la transition énergétique et les services publics.

Les socialistes partagent cette analyse négative. Leur premier secrétaire a fustigé le texte adopté par la chambre haute, le qualifiant de travail insatisfaisant et appelant à une réécriture substantielle. Il a également pointé l’intransigeance des groupes parlementaires de droite, qui compliquerait toute recherche d’un accord.

Cette impasse place le gouvernement dans une situation délicate. Pour éviter une paralysie, une loi de finances rectificative est envisagée afin de prolonger les crédits actuels et reporter les débats approfondis à début janvier. La perspective d’un vote solennel, pouvant mener à la chute du cabinet, devient ainsi une hypothèse de plus en plus tangible dans le paysage parlementaire.

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