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Le gouvernement assouplit les règles de défense face aux attaques de loups

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_**Les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique ont annoncé un élargissement des conditions autorisant les tirs, y compris pour les élevages dépourvus de mesures de protection.**_

Les autorités ont décidé de modifier la réglementation concernant la gestion du loup. Désormais, les éleveurs dont les troupeaux subissent une attaque pourront recourir à des tirs de défense, même si leurs installations ne sont pas équipées de dispositifs de protection spécifiques contre le canidé. Cette annonce intervient dans un contexte où les dommages causés aux animaux d’élevage connaissent une recrudescence sur le territoire national.

La mesure, qui sera intégrée dans un arrêté attendu prochainement, étend également cette possibilité aux agents des brigades spécialisées et aux lieutenants de louveterie. Ces derniers pourront procéder à des opérations de prélèvement et organiser des battues dans le même cadre. Le gouvernement justifie cette évolution par l’expansion géographique continue de l’espèce, qui occupe aujourd’hui plus d’une soixantaine de départements, contre moins d’une dizaine il y a dix ans. Dans ces nouvelles zones de présence, les exploitations sont souvent moins préparées à faire face au prédateur.

Pour bénéficier de ce droit de défense renforcé, les éleveurs devront néanmoins s’engager à mettre en place des mesures de protection dans l’année suivant l’intervention. Parallèlement, le système d’indemnisation sera maintenu au-delà de deux attaques, à condition que l’éleveur soit engagé dans une démarche de sécurisation de son troupeau, même si celle-ci n’est pas encore finalisée.

Cette décision s’accompagne de la confirmation du plafond de prélèvement pour l’année 2026, fixé à 21% de la population estimée, avec une possibilité d’atteindre 23%. Ces chiffres font suite à des demandes pressantes de la part de représentants du monde agricole et de certains territoires, qui réclamaient une hausse plus significative des quotas.

La réaction des associations de protection de la faune sauvage a été immédiate, certaines dénonçant des annonces préjudiciables à la conservation de l’espèce et évoquant un recours en justice une fois l’arrêté publié. Cette adaptation du cadre réglementaire vise à répondre aux tensions persistantes sur le terrain, où la cohabitation entre l’activité pastorale et le prédateur protégé reste un défi complexe.

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