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Le douloureux témoignage de Jess Carter sur le racisme dans le football féminin

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Derrière la gloire de l’Euro 2025, la défenseure anglaise révèle l’envers du décor : un torrent de haine en ligne qui a failli briser sa carrière.

La victoire de l’Angleterre à l’Euro féminin 2025 en Suisse aurait dû être un pur moment de bonheur pour Jess Carter. Pourtant, la joueuse de 27 ans porte encore les stigmates des attaques racistes et des messages haineux reçus tout au long de la compétition. Alors que les Lionesses décrochaient leur deuxième titre continental d’affilée après une finale haletante face à l’Espagne, la défenseure du FC Gotham vivait un calvaire personnel, obligée de couper ses réseaux sociaux pour se protéger.

Dès le match d’ouverture contre la France, Carter a été la cible de critiques violentes. Dans un entretien poignant, elle confie s’être sentie « minuscule et sans valeur » face à cette vague de mépris. La pression est devenue si intense qu’elle a même redouté de jouer la finale, non par peur de l’enjeu sportif, mais par crainte des représailles en cas d’erreur. Un sentiment qui en dit long sur le climat toxique entourant certaines joueuses.

L’épisode le plus marquant reste les quarts de finale contre la Suède. Alors que l’Angleterre renversait miraculeusement le match (2-2) avant de l’emporter aux tirs au but, Carter avoue avoir éprouvé un soulagement malsain en voyant des coéquipières blanches manquer leur penalty. « Pas par malveillance, mais parce que nous savions comment cela serait interprété si c’était nous qui échouions », explique-t-elle, dévoilant ainsi l’angoisse permanente des joueuses noires face au racisme latent.

Ce témoignage cru met en lumière l’urgence d’agir contre la haine en ligne et dans les stades. Malgré les trophées et les célébrations, le football féminin reste confronté à des discriminations systémiques qui pèsent lourdement sur le mental des athlètes. Un combat que Jess Carter mène désormais à visage découvert, espérant ainsi ouvrir les yeux sur une réalité encore trop souvent ignorée.

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