Monde
Le défi de l’instruction dans les camps rohingyas
Dans les vastes installations du Bangladesh, l’éducation des jeunes réfugiés se heurte à des obstacles structurels majeurs, compromettant leur avenir et leurs aspirations.
Sous le soleil de Cox’s Bazar, des enfants se faufilent vers des salles de classe précaires, leurs manuels sous le bras. Ces écoliers rohingyas nourrissent, comme tant d’autres, l’espoir de devenir médecin, enseignant ou pilote. Pourtant, la réalité des camps de réfugiés rend ces ambitions singulièrement difficiles à concrétiser. Le système éducatif qui leur est accessible peine à offrir des perspectives tangibles.
Près de la moitié des réfugiés ayant fui la Birmanie sont en effet des mineurs. Une réponse éducative a été mise en place dans l’urgence après l’exode de 2017, principalement portée par des agences des Nations unies et des organisations non gouvernementales. Aujourd’hui, des milliers de centres dispensent un enseignement de base à plusieurs centaines de milliers d’élèves. Ce dispositif reste toutefois insuffisant, une situation aggravée par des coupes récentes dans le financement de l’aide internationale, ayant conduit à la fermeture de plusieurs structures.
Le cadre imposé aux enfants est restrictif. Les autorités bangladaises, soucieuses de ne pas ancrer durablement cette population sur son territoire, interdisent l’intégration dans le système scolaire national et l’apprentissage de la langue locale. L’enseignement se fonde donc sur le programme en vigueur en Birmanie, mais sa mise en œuvre est limitée à quelques heures quotidiennes. Selon les acteurs sur le terrain, ce rythme et ce contenu ne permettraient pas aux élèves de réintégrer sans difficulté les écoles birmanes en cas de retour.
Les obstacles sont multiples. Une pénurie criante d’enseignants qualifiés se double de classes surchargées, où un seul professeur doit souvent instruire des dizaines d’élèves de niveaux différents dans plusieurs matières. Face à ces limites, certaines familles se tournent vers des écoles communautaires, gérées par des réfugiés et employant parfois des enseignants birmans. Ces initiatives privées, bien que perçues comme plus efficaces, nécessitent le paiement de frais de scolarité, un fardeau financier pour des ménages vivant de l’aide alimentaire.
La situation devient particulièrement critique pour les adolescents. Les taux de scolarisation chutent drastiquement après quatorze ans, notamment parmi les jeunes filles. Pour ceux qui persistent, le niveau d’apprentissage est souvent jugé trop faible pour envisager des études supérieures. Des évaluations internes révèlent des taux d’échec très élevés parmi les lycéens.
Dans ce paysage contraint, quelques parcours individuels brillent par leur rareté. Quelques jeunes femmes ont ainsi pu intégrer des universités bangladaises grâce à des programmes de bourses spécifiques. Ces exceptions ne masquent pas la règle générale. Pour l’immense majorité des jeunes rohingyas, l’accès à une éducation complète et qualifiante demeure un chemin semé d’embûches, dans un contexte où les besoins fondamentaux de survie priment souvent sur l’investissement scolaire. L’instruction, perçue par beaucoup comme la seule planche de salut face aux risques d’exploitation ou de mariage précoce, reste une promesse difficile à tenir.
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