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Le Congrès américain impose la divulgation des archives Epstein

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Le législateur a adopté à une écrasante majorité un texte contraignant l’exécutif à rendre publics les documents liés à l’enquête sur le financier. Le président Trump, après des mois de résistance, a finalement donné son accord.

Le Parlement américain a franchi une étape décisive en votant une loi qui obligera le département de la Justice à communiquer l’intégralité des pièces détenues sur l’affaire Jeffrey Epstein. Ce vote intervient après une longue période de tensions entre le pouvoir législatif et l’administration présidentielle. Le texte a recueilli un soutien quasi unanime, avec 427 voix favorables contre une seule opposition à la Chambre des représentants, avant d’être approuvé à l’unanimité par le Sénat.

Le président Trump, qui s’était initialement opposé à cette initiative, a finalement changé de position dimanche dernier face au risque de voir une partie de son camp voter contre lui. Il a alors déclaré n’avoir « rien à cacher » concernant cette affaire, tout en dénonçant une manœuvre politique de ses adversaires démocrates. Le chef de l’exécutif a par ailleurs affirmé n’avoir eu aucun lien avec le financier depuis qu’il l’avait exclu de son club de Floride, le qualifiant d’individu dangereux.

Plusieurs victimes de Jeffrey Epstein se sont exprimées devant le Capitole avant le vote, appelant les élus à adopter cette loi. L’une d’entre elles, Lara Blume McGee, a témoigné pour la première fois en public des agressions qu’elle aurait subies au début de sa carrière de mannequin. Elle a souligné que l’État ne devait jamais protéger les prédateurs.

Cette affaire a connu un regain médiatique la semaine dernière avec la diffusion de courriels dans lesquels Epstein affirmait que Donald Trump était au courant des agissements dont il était accusé. Le président a fermement démenti ces allégations et demandé l’ouverture d’une enquête sur les relations entre le financier et certaines personnalités démocrates, notamment l’ancien président Bill Clinton.

La publication des documents reste toutefois soumise à des contraintes juridiques, certaines enquêtes étant toujours en cours. Une élue républicaine a exprimé des doutes sur la volonté réelle du ministère de la Justice de divulguer l’ensemble des pièces demandées. La mise en œuvre effective de cette loi constituera le prochain test pour la transparence exigée par le Congrès.

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