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Politique

Le chef des Républicains brandit la menace d’une motion de censure sur le Mercosur

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_**Le sénateur Bruno Retailleau met en garde l’exécutif. Une adoption du traité de libre-échange avec l’Amérique du Sud par Emmanuel Macron pourrait déclencher une procédure de renversement du gouvernement à l’Assemblée nationale.**_

L’horizon politique se charge autour du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Alors que la signature de ce traité controversé semble imminente, l’opposition de droite durcit considérablement son ton. Le président du groupe Les Républicains au Sénat a lancé un avertissement sans ambiguïté à l’égard du chef de l’État. Il a indiqué qu’un vote favorable de ce dernier engagerait la responsabilité du gouvernement, ouvrant la voie à une motion de censure déposée par son camp.

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions avec la profession agricole, tant en France que dans d’autres États membres. Les organisations syndicales redoutent une distorsion de concurrence, arguant que les standards de production sud-américains, moins exigeants sur les plans environnemental et sanitaire, créeraient un déséquilibre préjudiciable aux exploitants européens. La crainte d’un affaiblissement structurel du secteur agricole national mobilise une large frange des parlementaires.

L’Élysée avait pourtant tenté d’apaiser les craintes en obtenant un report du calendrier initial. Des propositions de compensations financières au sein de la future politique agricole commune ont également été avancées par Bruxelles. Ces concessions sont jugées insuffisantes par plusieurs capitales, dont Paris, qui estiment que les garanties offertes ne répondent pas pleinement aux exigences de protection des filières.

La manœuvre politique du leader sénatorial repose sur une stratégie d’attente. Il a précisé qu’il ne donnerait pas immédiatement de consigne de vote à ses troupes, préférant observer la décision finale du président de la République. Cette posture place l’exécutif dans une situation délicate, contraint de naviguer entre les impératifs de la diplomatie commerciale européenne et les pressions domestiques, dans un hémicycle où sa majorité relative le rend vulnérable à ce type d’offensive parlementaire.

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