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Économie

Le budget 2026 de retour dans l’hémicycle, entre impasses politiques et arbitrages délicats

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Les députés reprennent ce mardi l’examen du projet de loi de finances, après l’échec des négociations de fin d’année. Le texte, déjà amendé par le Sénat, suscite de vives tensions sur la trajectoire des finances publiques et la répartition des efforts demandés.

L’Assemblée nationale entame une nouvelle phase de discussions sur le budget de l’État pour 2026. Les parlementaires doivent désormais se pencher sur la version adoptée par le Sénat, le compromis n’ayant pu être trouvé lors des précédents débats. La question centrale demeure la réduction du déficit public, dont la cible officielle a été révisée à la baisse, rendant l’équation budgétaire particulièrement complexe à résoudre.

Plusieurs mesures fiscales sont au cœur des désaccords. Le gouvernement propose notamment de maintenir pour une année supplémentaire la contribution appliquée aux revenus les plus élevés, un dispositif qui concerne les foyers dont les ressources dépassent un certain seuil. Par ailleurs, l’absence de revalorisation des tranches d’imposition en fonction de l’inflation, une option envisagée par l’exécutif, fait l’objet de fortes réticences parmi les élus. Une proposition portée par certains groupes politiques visant à réformer la fiscalité du patrimoine vient également alimenter les débats.

Le volet concernant les entreprises n’est pas moins controversé. L’administration souhaite prolonger, tout en en diminuant le rendement, la surtaxe qui pèse sur les grandes sociétés. Cette orientation est contestée, certains préférant soit un maintien intégral du dispositif, soit sa suppression pure et simple. Parallèlement, la taxation des envois de faible valeur, dont le montant a été relevé lors du passage au Sénat, a été entérinée en commission.

En matière de dépenses, le projet prévoit une contraction globale des crédits ministériels, à l’exception notable des portefeuilles régaliens que sont la Défense, l’Intérieur et la Justice. Ces derniers bénéficient au contraire d’augmentations significatives, reflétant les priorités affichées par l’exécutif. L’ensemble de ces arbitrages, dans un contexte politique tendu, laisse présager des discussions ardues pour parvenir à l’adoption du texte.

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