Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’ascension et la chute de Nicolás Maduro, figure controversée du Venezuela

Article

le

_**L’ancien chauffeur de bus, devenu président, a dirigé le pays d’une main de fer pendant plus d’une décennie avant que son parcours ne prenne un tournant inattendu.**_

Porté au pouvoir en 2013 à la suite d’Hugo Chávez, Nicolás Maduro a su conserver les rênes de l’État pétrolier malgré des défis colossaux. Son style, volontiers décrit comme populiste, s’appuyait sur un discours mettant en avant ses origines modestes et un rapport direct, teinté de familiarité, avec ses partisans. Il cultivait une image d’homme simple, évoquant souvent le baseball ou sa vie privée, un contraste marqué avec la réalité d’un pouvoir exercé avec une grande fermeté.

Son maintien à la tête du pays a reposé sur un contrôle étroit des institutions, notamment les forces armées et le système judiciaire. Cette emprise lui a permis de surmonter une crise économique profonde, des sanctions internationales répétées et des contestations politiques vigoureuses, souvent réprimées. La communication officielle, habilement orchestrée, a contribué à forger une figure publique résiliente, parfois présentée sous les traits d’un héros national dans des supports de propagande.

Sur le plan économique, son administration a progressivement mis en œuvre des mesures pragmatiques, éloignées de l’orthodoxie socialiste initiale. L’assouplissement des contrôles des changes, la tolérance de facto du dollar et la réduction de certaines dépenses sociales ont été adoptés pour tenter de stabiliser une économie en grande difficulté. Dans le même temps, le pouvoir a été secoué par des affaires de corruption d’une ampleur considérable.

La politique étrangère de Maduro est restée marquée par une rhétorique antiaméricaine constante. Cependant, des pourparlers discrets ont parfois eu lieu, notamment sur des questions énergétiques ou sécuritaires. Cette dualité entre affrontement verbal et négociations possibles a caractérisé ses relations avec Washington. Sa gestion du pouvoir a finalement été interrompue par une intervention extérieure, mettant un terme à une ère politique qui aura durablement marqué le Venezuela.

Sur le plan personnel, l’homme se définissait comme un héritier de la pensée bolivarienne et marxiste, tout en affichant des convictions religieuses chrétiennes. Ce syncrétisme idéologique reflétait une adaptation aux réalités changeantes du pays et une recherche permanente d’assises populaires. Son parcours, de la défense de l’héritage chaviste à la confrontation avec la communauté internationale, illustre les complexités et les contradictions d’un régime ayant navigué entre révolution affirmée et réalpolitique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus