Économie
L’Argentine enregistre une croissance de 4,4% en 2025, un rebond contrasté sous le mandat de Javier Milei
Après une année 2024 en recul, l’économie argentine affiche une reprise significative. Cette performance, portée par certains secteurs, s’accompagne néanmoins d’un bilan social lourd et d’une activité industrielle atone.
Les comptes nationaux de l’Argentine pour l’année 2025 font apparaître une croissance de 4,4%. Ce rebond intervient après une contraction de 1,8% enregistrée l’année précédente, marquant la deuxième année du mandat du président Javier Milei. L’indicateur mensuel d’activité économique, publié par l’institut national de la statistique et considéré comme un précurseur du produit intérieur brut, souligne notamment une accélération en décembre, tirée par le secteur agricole.
Ce résultat reste cependant en deçà des projections initiales de l’exécutif, qui anticipait une hausse de 5%. Le Fonds monétaire international, de son côté, tablait sur 4,5%. La performance globale masque en réalité des disparités sectorielles prononcées. Si l’agriculture, avec une récolte de blé exceptionnelle, ainsi que les secteurs minier et financier ont connu une expansion marquée, l’industrie et le commerce ont, à l’inverse, enregistré des reculs respectifs de 3,9% et 1,3% sur l’année.
Cette trajectoire de croissance s’inscrit dans un contexte de rigueur budgétaire extrême et de libéralisation accrue des échanges. L’administration Milei revendique des succès macroéconomiques majeurs, notamment une inflation ramenée d’un pic supérieur à 150% à environ 32% en deux ans, et un excédent des comptes publics inédit depuis quatorze ans. Ces résultats ont toutefois un coût social élevé. La consommation intérieure reste atone, affectée par l’austérité, et la suppression de postes dans la fonction publique, ajoutée aux difficultés de l’industrie face aux importations, aurait contribué à la destruction de près de trois cent mille emplois formels sur la période.
Certains analystes pointent les limites de ce redressement. Des voix critiques évoquent un taux de change maintenu artificiellement, un effondrement de la consommation et un recul des investissements directs étrangers, autant de facteurs qui, selon elles, interrogent la soutenabilité du modèle. Pour les années 2026 et 2027, le FMI anticipe une croissance stable autour de 4%, tandis que le gouvernement, dans son premier budget adopté depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, table sur 5% l’an prochain.
Fort d’un renforcement de sa présence au Parlement à la suite des élections de mi-mandat, l’exécutif dispose d’une marge de manœuvre accrue pour poursuivre son programme de réformes. Les prochains mois devraient être marqués par des projets structurants, notamment une refonte du système fiscal et de la protection sociale. La réforme du travail, visant à assouplir la réglementation, constitue un autre chantier prioritaire, dont l’examen parlementaire s’est accompagné ces dernières semaines de tensions sociales significatives.
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